Débat d’orientation budgétaire 2019

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Notre intervention lors du débat d’orientation budgétaire 2019 au Conseil Municipal du 21 février 2019 :

La Cour des comptes dans son  examen annuel de la situation générale des finances publiques alerte le gouvernement sur « la fragilité du redressement de nos finances publiques ».

Les mesures de soutien du pouvoir d’achat des ménages, en réponse aux «gilets jaunes»  ont modifié la trajectoire des finances publiques.

Outre ce dérapage financier volontaire, les comptables de la République s’alarment de la «fragilité toute particulière» des perspectives pour 2019 compte tenu  «de la dégradation de la conjoncture survenue en Europe» récemment.

 Les mesures d’urgence visant à répondre à la crise sociale ont suffi à porter la prévision de déficit public au-dessus du seuil de 3 points de PIB et à faire augmenter de nouveau la dette publique rapportée au PIB.

Vous ne m’en voudrez pas de citer le président du mouvement politique auquel j’appartiens – « il n’y a pas pire pour les déficits publics qu’un pays fracturé », les mesures annoncées sont un « investissement sur l’unité du pays ».

Le ministre de l’Économie a affirmé la volonté du gouvernement – la dégradation du déficit public  « ne sera que ponctuelle, limitée et exceptionnelle ».

Sans nécessairement être désigné comme premier de cordée, les collectivités territoriales ont une responsabilité à prendre pour réduire le déficit public.

La Chambre régionale des comptes Île-de-France a contrôlé douze des communes franciliennes notamment des villes avoisinantes présentant un taux de pauvreté relative supérieur à 30 % – nous n’en sommes pas loin

Les communes les plus pauvres d’Île-de-France connaissent d’importantes contraintes de gestion liées à leur population souvent jeune et  fragile économiquement et socialement,.

Elles assurent « le fonctionnement de services coûteux et peu générateurs de recettes du fait de leur politique de tarification sociale ».

De plus, elles doivent supporter « des dépenses d’investissement élevées » notamment en matière de rénovation urbaine et d’équipements scolaires et sont « fortement dépendantes de financements externes ».

Face à ces « difficultés structurelles », les communes doivent réaliser « des réformes d’ampleur » en engageant, notamment, « d’importantes économies » de leurs dépenses de personnel recommande la Cour des comptes.

Le discours est classique. C’est le même que tient chaque année à la même époque la Cour des Comptes, au moment de la publication de son rapport annuel.

On pourrait s’y habituer, trouver finalement normal et acceptable cette situation !

Pour résumer: les finances publiques sont très fragilisées, le déficit public trop élevé, les dépenses publiques trop importantes.

A chaque débat budgétaire, discours classique …  nous réitérons nous aussi les conseils adressées à la Ville par la Chambre régionale des comptes en janvier 2016, la « stabilisation du résultat de fonctionnement devrait figurer parmi les objectifs prioritaires » et une « diminution de l’encours de la dette, fût-elle modérée, gagnerait à être envisagée. »

Sur ce mandat, votre maitrise des dépenses de fonctionnement n’a jamais été qu’en contenir l’augmentation de 0.5 à 1 % par année voire à assumer une forte augmentation 2.5% sur le présent exercice !

Quant à la dette communale, vous empruntez de nouveau 8 millions d’euros cette année !

5,2 M€ seront notamment inscrits sur le budget communal pour la construction de votre bâtiment agricole

La dette par habitant s’élève encore à près du double de la moyenne des communes d’Île-de-France

Notre ambition budgétaire pour notre commune est le désendettement généralisé en baissant les dépenses de fonctionnement – il existe nous le pensons des marges d’efficience et en réduisant l’endettement pour se consacrer seulement sur les investissements contraints

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