Vélos en livre service : une bonne idée ?

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Mon intervention lors du Conseil municipal du 28/06/2018

Madame le Maire, Monsieur Champion,

En novembre dernier, vous nous proposiez la signature d’une convention avec le syndicat Autolib Vélib Métropole.

Je vais me permettre de vous relire une partie de notre intervention lors de ce Conseil Municipal.

« A première vue, nous pourrions nous satisfaire de voir se développer sur notre territoire des moyens de transports doux. Mais cette vision serait peut-être trop simpliste.

Le vélo en libre service comme le Vélib en place depuis 10 ans à Paris est pour certains le parfait exemple de l’inefficacité des dépenses électoralistes des municipalités. Bien évidemment au départ on part d’une bonne intention : développer le vélo, moyen de transport urbain écologique et peu onéreux.

Mais les politiques ressentent le besoin de monter qu’ils ont des idées, qu’ils peuvent offrir un nouveau type de service public, sans que cela ne coûte rien aux citoyens.

Mais la réalité est tout autre, après 10 ans, un Vélib revient à 4000 € par an à la municipalité, ce qui conduit à un déficit de 16 M€ chaque année et tous les contribuables utilisateurs ou non, financent ce déficit ».

A l’époque, lorsque nous avions énoncé ces chiffres, encore une fois vous les aviez accueillis avec un sourire, certainement en pensant d’où nous pouvions encore sortir de telles aberrations ou bien considérant qu’encore une fois nous étions totalement rétrogrades et épidermiques à toutes nouveautés.

Malheureusement, quand on constate le dysfonctionnement majeur à Paris entre le fiasco du nouveau Vélib et l’abandon du système de location Autolib’, nous ne pouvons que constater que nos craintes d’alors étaient bien réelles.

Madame Hidalgo vient donc de dénoncer ce contrat alors qu’elle affirmait encore l’an dernier qu’il n’y avait pas de déficit, que tout allait bien et que le service était performant. Comment peut-elle nous expliquer maintenant qu’en un an ce service soit devenu non performant et accuse d’après son exploitant 233,7 M€.

Il y a indéniablement un vrai point de rupture entre Paris et les villes de 1ère couronne qui avaient travaillées de manière commune sur Vélib et Autolib. Le changement de prestataire pour le Vélib et la rupture du contrat Autolib à démontré encore une fois l’égocentrisme du Maire de Paris qui ne concerte quasiment jamais avec la banlieue.

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