1er budget de Macron : pas totalement à la hauteur

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Mon Intervention au Conseil Municipal du 15 février 2018

Madame le Maire,

Je tiens tout d’abord à remercier le personnel communal des finances qui a permis de préparer et présenter ce Rapport d’orientation budgétaire.

Cette présentation intervient peu de temps après le vote du budget présenté par le gouvernement et qui est donc obligée d’en tenir compte.

Je vais donc me permettre de donner mon avis non pas sur ce rapport, puisque mon collègue vient de le faire au nom de notre groupe, mais d’intervenir sur le budget gouvernemental largement amendé par le groupe Les Républicains au Sénat, ce qui justifie que notre groupe l’a voté.

Ce budget est d’autant plus important qu’il est le 1er du quinquennat et donne souvent le ton des années à venir. Le candidat Macron promettait un monde nouveau, le Président qu’il est devenu ne révolutionne que très peu. Pas de grands bouleversements structurelles ni de grand choc de compétitivité. Certaines promesses électorales ont tout simplement disparues comme la défiscalisation des heures supplémentaires ou reportées en 2019 comme la transformation du CICE en baisse de charge et la baisse des impôts sur les sociétés pour toutes les entreprises. Concernant les efforts économiques sur le périmètre de l’État, le compte n’y est pas. Seulement 1600 postes supprimés en 2018 sur les 50.000 annoncés sur le quinquennat… nous verrons donc plus tard.

Les 10 Md€ de baisse d’impôts et les 20 Md€ d’économie annoncés l’été dernier ont fondus comme neige au soleil en devenant 7 Md€ de baisse d’impôts et 14 Md€ d’économie. Certes cet effort n’est pas neutre mais manque sérieusement d’audace dans un contexte économique plus favorable qui devrait pousser l’État à davantage d’effort, moins difficile à reporter en cette période de meilleure croissance.

Le principal effort d’économie est donc reporté dans la seconde moitié du quinquennat et beaucoup d’économies annoncées sont actuellement peu documentées comme le souligne le Conseil des Finances Publiques. Cela nous rappelle avec inquiétude le début du quinquennat de François Hollande où on nous disait c’est pour plus tard…

Concernant l’effort structurel, il est insuffisant et 6 fois inférieur aux exigences européennes. Sur le logement, nous attendrons la nouvelle réforme, quant aux retraites, une nouvelle réforme aurait due être une priorité. Ces choix ne sont pas sans conséquences : en 2018, le déficit de l’Etat continuera à se creuser de 6,4 Md€.

Ce budget présenté au Parlement et aux Français n’est pas celui du pouvoir d’achat, leitmotiv du gouvernement. En effet, il comporte de nombreuses mesures de hausse de fiscalité : augmentation massive de la fiscalité énergétique, hausse du tabac, de la CSG, fiscalisation du PEL, baisse de 5€ des APL.

Malgré tout, ce budget comporte des avancées pour les entrepreneurs, à travers les mesures an faveur du capital, mais il ne contient aucune mesure en faveur des entreprises à l’exception de la suppression de la taxe sur les dividendes, mais elle à été imposée par le Conseil Constitutionnelle et une baisse ciblée de l’impôt sur les sociétés qui avait été programmée sous le quinquennat précédent.

Aucun choc de compétitivité prévue cette année, aucune mesure autre que celle résultant de la mise en œuvre du pacte de responsabilité souhaité par François Hollande. Ceci devrait faire plaisir à nos amis socialistes.

Ces pour toutes ces raisons que la majorité Sénatoriale, notamment par la voix de notre Sénateur Philippe Dallier, à formulée et fait adopter différentes mesures pour améliorer ce budget.

Concernant les entreprises, le choc de compétitivité n’ayant pas eu lieu, le groupe Les républicains à proposé plusieurs mesures da soutien aux PME  et à l’innovation. L’amortissement accéléré pour les robots, imprimantes 3D, logiciels ; sur-amortissement  de 40% des investissements des PME ; le maintien des abattements pour le départ à la retraite des patrons de PME afin de favoriser les transmissions. Concernant les collectivités territoriales, notre groupe à reporté la réforme de la taxe d’habitation d’une année pour prendre le temps de travailler le sujet. Enfin nous avons votés des économies courageuses comme les 3 jours de carences, l’encadrement de l’aide médicale d’État qui ne cesse de déraper et l’alignement du temps de travail de la fonction publique sur le privé.

Voilà le budget tel que la majorité Sénatoriale l’a amandée et que cette même majorité menée par Les Républicains à voté le budget présenté par l’État.

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