Le Vélib à Romainille…. est-ce une bonne idée ?

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Notre intervention lors du Conseil Municipal du 29/11/2017

Madame le Maire,

A première vue, nous pourrions nous satisfaire de voir se développer sur notre territoire des moyens de transport doux. Mais cette vision serait peut-être trop simpliste.

Le vélo en libre service comme le Vélib en place depuis 10 ans à Paris est pour certains le parfait exemple de l’inefficacité des dépenses électoralistes des municipalités.

Bien évidemment au départ on part d’une bonne intention : développer le vélo, moyen de transport urbain écologique et peu onéreux.

Mais les politiques ressentent le besoin de faire du spectaculaire, à l’instar de la tour maraichère, monter qu’ils ont des idées, qu’ils peuvent offrir un nouveau type de service public, sans que cela ne coûte rien aux citoyens.

Mais la réalité est tout autre, après 10 ans, un vélib revient à 4000 € par an à la municipalité, ce qui conduit à un déficit de 16 M€ chaque année et tous les contribuables utilisateurs ou non, financent ce déficit.

 

Le syndicat mixte Vélib’ Métropole à déterminé la nouvelle grille tarifaire qui entrera en vigueur en janvier 2018. Les augmentations sont fortes… de l’ordre de 28% passant de 29€ à 37,20€ pour un forfait annuel classique et même plus de 240% pour l’abonnement électrique V-Max passant de 29€ à 99,60€.

Aujourd’hui en matière de vélo, des outils moins coûteux que le libre-service, se révèlent tout aussi efficaces, sinon davantage. Autrement dit, a budget égal, il est possible de faire beaucoup mieux. C’est en tout cas la conclusion d’une étude de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (l’ADEME). Ces nouveaux acteurs arrivent avec des offres plus compétitives : des vélos plus légers, faciles à garer, une offre diversifiée, une concurrence qui risque de faire encore un peu plus de mal au Vélib et creuser son déficit au frais du citoyen.

Nous avons même des vélos sans station d’accueil, le Gobee.byke. On peut les prendre et les déposer n’importe où. Les vélos sont géolocalisés sur une application dédiée et sont déverrouillaient avec un « QR code » unique pour chaque vélo.

Ce sont des solutions modernes et sans frais pour les communes donc pour les contribuables. Cela évite de créer des bornes et ainsi de diminuer le nombre de places de stationnement alors même que la ville est en train de se densifier.

Le Vélib’ serait-il devenu ringard ?

Laissons la concurrence se faire et surtout laissons le privé offrir à ses frais ce service à la population.

Je conclurais en vous posant deux questions :

Pourquoi prévoir 3 stations alors que l’ADEME n’en préconisait qu’une ?

Où en est-on du plan vélo 2017 qui prévoyait sur cette période un certain nombre de doubles-sens cyclables, différentes zones de stationnement dans toute la commune et la création d’une flotte municipale de vélos à assistance électrique ?

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