Mandat entre la Ville & Romainville Habitat pour la construction de la Tour maraichère

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 29/11/2017
Il y a quelques mois, vous demandiez au conseil municipal d’approuver une convention de mandat entre la Ville et Romainville Habitat pour que, dans le cadre de la construction de cette tour maraichère, « continuer à bénéficier de l’expertise de RH qui a su gérer et
superviser ce projet. »
La dite convention mentionne dans son exposé que laville confie à RH le soin de construire ce bâtiment « pour y parvenir dans les délais
requis »
Aujourd’hui, il s’agit de modifier la convention concernant le lancement de la procédure de marche public en confiant à la Ville le soin de le faire « afin de respecter le calendrier » !
C’est sans doute un détail dans le feuilleton de ce projet … un détail à régler comme l’est ce qui sera produit dans cette tour … un détail
donc pour vous mais qui pour le contribuable veut dire beaucoup pour paraphraser la chanteuse.
Un détail à 5 millions d’€ tout de même.
Vous l’annoncez donc et, pousser un ouf de soulagement, c’est parti pour les travaux qui devraient débuter au 1er trimestre 2018.
Vous avez réunit 50% des fonds publics à vous entendre … qu’en est il précisément et qu’en est il des engagements privés à passer ?
Puisque les travaux débutent, Madame le Maire, ne serait il pas temps de préciser les modalités de gestion du fonctionnement de cette
structure ?
Visez-vous réellement la rentabilité économique ou est-ce un projet à finalité sociale et éducative qui aura coûté plusieurs millions d’€ aux contribuables ?
Qui assumera à terme les charges d’exploitation de cet équipement ?
Nous avons à chaque délibération relative à ce projet affirmé notre opposition. Une opposition non à un soutien à l’agriculture urbaine
mais à ce projet là précisément !
Lors d’une précédente intervention, nous vous avions ainsi présenté différents projets d’agriculture urbaine de proximité de moindre coût.
Au Japon, où les terres cultivables sont rares, les fermes usines verticales se multiplient. Les légumes poussent hors sol, à la lumière artificielle et dans des salles totalement hermétiques pour éviter toutes bactéries. Voila à quoi cela ressemble ….. (L’intervenant montre une photographie d’une ferme usine verticale japonaise)
Beaucoup moins vendeur que les visuels présentés de votre projet.L’exemplarité environnementale est encore loin d’être au rendez-vous.
Entre les rangées de LED et le recours à la ventilation, la facture énergétique est lourde et vient s’ajouter aux investissements pour
développer ces unités de production. Seule 1 unité sur 4 est aujourd’hui rentable et la production se limite aux légumes à feuilles et aux herbes aromatiques !
Vous continuez à nous parler d’un projet énergétiquement performant et économiquement viable, de 1000 m2 de surface cultivable,
d’espaces de restauration et d’ateliers pédagogiques …. Quel est votre secret, Madame le Maire ?
Le Japon attend !

Concession Jean Lemoine avec la Séquano

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 29/11/2107

Nous actons qu’à ce stade de réalisation, l’opération d’aménagement fasse ressortir un solde qui sera récupéré par la Ville.
Cette opération se finalise, nous le soulignons de nouveau ici, avec une densification du bâti, pardon …. D’une « évolution des
espaces publics » qui résulte de l’augmentation de la surface de plancher potentielle et de la hauteur maximale des constructions.
Il faut aussi se rappeler que les espaces aménagés même s’ils se dénomment jardin linéaire ou jardin archipel, sont construits sur
l’autoroute la plus polluée d’Ile de France et qu’en terme de santé publique, l’exposition aux grandes routes et à la pollution de l’air
ambiant a des impacts lourds notamment sur la fonction respiratoire des enfants.

Désignation des membres au sein du comité stratégique de la Société du Grand Paris

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 29/11/2017
Le Gouvernement doit confirmer d’ici à la fin de l’année s’il garde en l’état ou modifie le Grand Paris express.
Face à l’ampleur de ce « chantier du siècle » en matière de transport, son budget pharaonique et une évidente dérive des couts-la facture pourrait atteindre 35 milliards d’€, l’Etat pourrait mettre le holà et reporter voire annuler certains tronçons pour ne pas creuser la dette publique.
L’Association des usagers des transports d’Ile-de-France a émis les derniers jours des propositions chocs. Selon elle, tous les tronçons du supermétro n’ont pas tous la même pertinence. Elle réclame une opération vérité.
L’association estime que plusieurs milliards d’€ pourraient être mobilisés des 2018-2019 pour une modernisation du réseau existant ou sur des projets de transport plus pertinents.
S’il ne faut pas nécessairement avoir qu’une vision comptable de ce chantier et qu’au travers d’une ligne de transport se jour aussi, surtout dans nos territoires, des questions de mobilité sociale et d’identité de nos quartiers, il nous parait néanmoins important que
les représentants au Comité stratégique de la Société du Grand Paris qui seront désignés ce soir, aient là-bas, comme nous aimerions qu’ils l’aient ici aussi, l’exigence de la rationalité économique des projets conduits et l’absolue volonté de combattre toute dérive des finances publiques.

 

Le Vélib à Romainille…. est-ce une bonne idée ?

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 29/11/2017

Madame le Maire,

A première vue, nous pourrions nous satisfaire de voir se développer sur notre territoire des moyens de transport doux. Mais cette vision serait peut-être trop simpliste.

Le vélo en libre service comme le Vélib en place depuis 10 ans à Paris est pour certains le parfait exemple de l’inefficacité des dépenses électoralistes des municipalités.

Bien évidemment au départ on part d’une bonne intention : développer le vélo, moyen de transport urbain écologique et peu onéreux.

Mais les politiques ressentent le besoin de faire du spectaculaire, à l’instar de la tour maraichère, monter qu’ils ont des idées, qu’ils peuvent offrir un nouveau type de service public, sans que cela ne coûte rien aux citoyens.

Mais la réalité est tout autre, après 10 ans, un vélib revient à 4000 € par an à la municipalité, ce qui conduit à un déficit de 16 M€ chaque année et tous les contribuables utilisateurs ou non, financent ce déficit.

 

Le syndicat mixte Vélib’ Métropole à déterminé la nouvelle grille tarifaire qui entrera en vigueur en janvier 2018. Les augmentations sont fortes… de l’ordre de 28% passant de 29€ à 37,20€ pour un forfait annuel classique et même plus de 240% pour l’abonnement électrique V-Max passant de 29€ à 99,60€.

Aujourd’hui en matière de vélo, des outils moins coûteux que le libre-service, se révèlent tout aussi efficaces, sinon davantage. Autrement dit, a budget égal, il est possible de faire beaucoup mieux. C’est en tout cas la conclusion d’une étude de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (l’ADEME). Ces nouveaux acteurs arrivent avec des offres plus compétitives : des vélos plus légers, faciles à garer, une offre diversifiée, une concurrence qui risque de faire encore un peu plus de mal au Vélib et creuser son déficit au frais du citoyen.

Nous avons même des vélos sans station d’accueil, le Gobee.byke. On peut les prendre et les déposer n’importe où. Les vélos sont géolocalisés sur une application dédiée et sont déverrouillaient avec un « QR code » unique pour chaque vélo.

Ce sont des solutions modernes et sans frais pour les communes donc pour les contribuables. Cela évite de créer des bornes et ainsi de diminuer le nombre de places de stationnement alors même que la ville est en train de se densifier.

Le Vélib’ serait-il devenu ringard ?

Laissons la concurrence se faire et surtout laissons le privé offrir à ses frais ce service à la population.

Je conclurais en vous posant deux questions :

Pourquoi prévoir 3 stations alors que l’ADEME n’en préconisait qu’une ?

Où en est-on du plan vélo 2017 qui prévoyait sur cette période un certain nombre de doubles-sens cyclables, différentes zones de stationnement dans toute la commune et la création d’une flotte municipale de vélos à assistance électrique ?

Élection Présidentielle 2ème tour : notre position

Élection présidentielle 2ème tour – 7 mai 2017

Face au Front National, l’abstention ne peut être un choix.

Une victoire de Madame Le Pen ne constituerait pas un saut dans l’inconnu pour notre pays mais un saut dans le chaos.

Dans la fidélité à nos engagements respectifs et à nos combats communs, nous prendrons en conscience nos responsabilités.

Pour le groupe d’opposition municipale LR/UDI/MoDem

 

Place des commerces : quelle honte !

Intervention de Serge Bardin :

Romainville se veut, une ville « philosophe », nous voudrions qu’elle soit aussi une « Ville sensible », une « ville sensorielle » voire même une « ville poétique ».

Les Romainvillois, présents dimanche dernier, lors du rassemblement sur la Place du Marché, présents ce soir dehors et, nous ici, assis derrière cette table, nous vous demandons de « poétiser » notre ville.

La question du sensible émerge du coté des professionnels de l’urbain.
Je cite une urbaniste : « Elle traduit le besoin d’une ville plus respectueuses des êtres dans leur rapport émotionnel, sensoriel et sentimental aux lieux et paysages urbains. Elle traduit le besoin d’une ville susceptible d’être rêvée, ressenties et éprouvée, de liens poétiques des citadins à leurs territoires. »
Oui, les individus ne sont pas seulement « spectateurs des villes ».

Les nouvelles générations citadines ont besoin de s’approprier les espaces publics emblématiques et ordinaires de leur ville, de leur quartier, qui sont autant de lieux au caractère et à l’identité forte.

Les associations de riverains se mobilisent contre votre politique d’aménagement urbain.

Elles expriment non pas le souci de la défense d’intérêt particulier mais au contraire un « désir de ville ».

L’urbanisme ne peut pas être figé par le «plan masse», par le cahier des charges et la lourdeur administrative

La place des Commerces porte, malheureusement bien son nom (sous réserve que les dits commerces perdurent dans le temps), c’est une place de commerces, de commerçants, de boutiquiers et non une place publique !

Je cite un géographe : « C’est son caractère d’espace ouvert qui définit la place, son accessibilité. Elle est comme une clairière dans la ville. (Ce qu’est, ne vous en déplaise, l’actuelle place dit du marché !) Une place est un lieu de visibilité (visibilité de soi-même et d’autrui), un lieu de liberté (de parole et d’action), un lieu de bavardage, un lieu de passage mais aussi un lieu où l’on s’attend et où l’on se retrouve, bref un lieu de séjour provisoire, un lieu où se superposent et se juxtaposent un grand nombre de classes sociales et d’usages, bref quelque chose qui ressemble fort à un désordre, mais qui, au bout du compte, restitue au piéton une dimension d’existence (…), une conscience de citoyenneté, ou plus précisément une civilité. »

Je poursuis la citation …

« L’ouverture de la place c’est aussi le fait de sa désorientation, de la multiplicité des directions qu’on peut y prendre pour y entrer et pour en sortir. (…) La place est comme un plateau de théâtre. Plusieurs entrées, plusieurs sorties, plusieurs histoires y sont possibles (…). La place est et doit rester sans fonction, elle est le lieu du ni l’un ni l’autre.

Vous avez décidé de donner une « fonction » à ce site et par la même … de ne pas faire de cette place « un lieu du ni l’un, ni l’autre » mais un lieu du rien !

Cette ville, Madame le Maire, nous l’aimons, et, nous déplorons que la politique immobilière que vous menez, la brutalise!

Vous bâtissez une ville contre ses habitants, contre ses usages, contre ses traditions.

Romainville, une ville qui est aussi un village.

Avec ce projet de Place des commerces, avec cet immeuble « médiocre », avec cet « immeuble monstre », « néo-vénitiano-faubouriens », l’esprit du village, Madame le Maire, vous l’avez perdu, vous nous le faites perdre.

Je cite encore pour finir « chaque lieu engage l’existence des humains et nier les lieux, c’est nier l’existence humaine dans son lien à la terre, « porter atteinte à la ville, c’est porter atteinte à des êtres humains. »

Nous ne vous en remercions pas.

Et encore NON à la tour maraîchère

Ma seconde intervention sur la tour maraîchère lors du conseil municipal du 30/03 :

Madame Le Maire, Monsieur Calsat,

Concernant ces demandes de subventions liées au Fonds de soutien à l’investissement local 2017 nous souhaiterions avoir quelques précisions.

Concernant l’opération de création d’un espace d’accueil des jeunes dans le quartier des 3 communes, il nous semble, sauf erreur de notre part, que ce dossier n’ai jamais été présenté au Conseil Municipal. A priori cette salle remplacera l’ancien espace du Mill Club.
Quel en sera sa vocation ?
Sera-t-elle polyvalente ?, un carré jeune 16/25 ans comme celui prévu dans le projet de Gagarine ?, un espace de loisir ?, d’insertion ?, et surtout quel sera son positionnement par rapport avec l’espace Nelson Mandela déjà existant sur le quartier des 3 communes ?

Pour nous, le Fonds de soutien à l’investissement local est un soutien important et salutaire pour le développement des communes. Nous nous étonnons donc du choix d’utiliser ce fonds pour subventionner la construction de la tour maraîchère dans le quartier Marcel Cachin qui pour nous est loin, même très loin d’être une priorité budgétaire pour la ville et pour les Romainvillois.

Nous maintenons notre position ; au niveau local, nous restons opposés à ce projet qui nous semble aberrant.

Monsieur Weiselberg lors du dernier Conseil Municipal nous avait remercié de ne pas être intervenu auprès Valérie Pécresse et de la Région pour nous opposer à ce financement.
Nous aurions pu effectivement le faire, mais en le faisant nous aurions potentiellement privé la ville de la dotation totale pour Gagarine ce qui aurait été une aberration économique de notre part pour notre budget communale.

Nous désapprouvons ce projet aberrant de tour maraîchère, par conséquent, nous souhaiterions que les 3 demandes de subventions puissent être votées de manière séparées.

Subvention à la tour maraîchère : nous disons non !!

Mon intervention au conseil municipal du 30/03 sur la demande de subvention à la Région pour la tour maraîchère :

Madame le Maire,

Concernant cette demande de subvention et la signature de la convention de financement avec la Région, plusieurs points :

Dans un premier temps, nous saluons la volonté du nouvel exécutif régional d’avoir initié ce programme de soutien financier à 100 quartiers innovants et écologique. Cela prouve, s’il était nécessaire de le faire, que la Région a développé une vraie dynamique écologique. D’ailleurs, elle vient de voter un budget 2017 de 108,3 M€ pour l’environnement dont 86,08 M€ d’investissement, soit une augmentation de 35,5% par rapport à 2016.

Alors certes, la Région fait profiter Romainville de cette dynamique en subventionnant la rénovation du quartier Gagarine, ce qui allège la facture du projet pour la ville donc pour les Romainvillois. Mais dans le dossier que vous lui aviez présenté, vous y aviez intégré la tour maraîchère et de fait étendu le quartier Gagarine jusqu’au quartier Cachin.

Donc si dans un premier temps nous saluons l’action écologique de la Région, de notre côté, au niveau local, nous restons opposés au projet de cette tour maraîchère que nous considérons aberrant, d’un coût extravagant, d’autant plus qu’il est financé par de l’argent public.

Désapprouvant ce projet, nous nous abstiendrons sur cette délibération

Non au bétonnage de Romainville

Mon intervention au conseil municipal du 30/03 sur le bétonnage de la ville et notamment sur la Zac Lemoine :

Nous profitons de cette délibération pour vous rappeler notre position quant à l’aménagement de la ZAC Lemoine.

Nous avions attiré votre attention en novembre dernier sur le fait que la Chambre régionale des comptes pointait dans son rapport de janvier 2016 que la convention d’aménagement de cette Zac, signée le 23 octobre 1998, avait fait l’objet de plusieurs avenants sans que soient modifiées les clauses qui faisaient courir un risque économique à la commune au profit de l’aménageur.

Vous répondiez à cela que les ventes de charges foncières et la décote de la loi Duflot avaient permis une « amélioration de la situation financière » et que l’aménageur reverserait à la ville près de 2 M€ en 2017 lors de la clôture de la ZAC.

En novembre dernier vous nous demandiez de voter une délibération dans laquelle vous indiquiez que les évolutions proposées permettraient un équilibre de l’opération.

Nous attendrons donc avec beaucoup d’impatience la fin de ce contrat d’aménagement afin de constater ou non le risque économique souligné par la Chambre Régionale des comptes.

D’un autre côté nous continuons à déplorer et à dénoncer le fait que cette opération se finalise une fois de plus au détriment du cadre de vie par une densification encore accrue du bâti… pardon d’une « évolution des espaces publics » comme vous le précisiez dans cette délibération !, densification qui résultera de l’augmentation de la surface de plancher potentielle, de l’augmentation de la hauteur maximale des constructions et de la suppression de la programmation relative à l’activité et aux bureaux.

Corinne Valls ne vous dit pas toute la vérité sur votre taux d’imposition 2017

Mon intervention au conseil municipal du 30/03/2017 sur les taux d’imposition 2017 à Romainville :

Non Madame le Maire vous ne nous ferez pas croire que vous êtes plus vertueuse que les autres, c’est même le contraire.

Je n’irai pas chercher d’explication ailleurs que sur notre département car il faut comparer ce qui est comparable et les Romainvillois doivent savoir ce qu’il en est sur le territoire de Seine-Saint-Denis. Je le précise car trop souvent vous tenter de justifier vos choix et vos chiffres en les comparants avec des villes bien éloignées de chez nous voir même dans d’autres départements.

L’année dernière, puisque nous n’avons pas encore tous les taux d’imposition 2017, seules 6 villes sur 40 en Seine Saint Denis ont augmentées la taxe foncière. Cela veut donc dire que les 34 autres, dont Romainville, ne l’ont pas augmentée…. Cet acte n’a donc rien d’exceptionnel Madame le Maire.

Mais soyons encore plus précis sur ces 6 villes non vertueuses qui ont augmentés leurs taux d’imposition. 5 sont administrées par la gauche et celle qui augmente le moins est la seule ville de droite ! Je vais être très transparent et très factuel ce soir donc je vais les citer par ordre décroissant :

  • La Courneuve : + 11,97 % = communiste
  • Saint Denis : + 10% = communiste
  • Les Lilas : + 6,19 % = Socialiste
  • Aubervilliers : + 6,13 % = communiste
  • Bondy : + 4,68 % = socialiste
  • Pavillons- Sous-bois : + 4% = LR

Maintenant attardons nous sur le taux d’imposition que vous souhaitez que nous votions aujourd’hui : 24,21 % !

Certes vous l’avez dit, redit, et re-redit, vous ne l’augmentez pas !

Mais je viens de démontrer qu’il n’y avait pas en la matière de lauriers particuliers à s’accorder sur le sujet.

Mais Madame le Maire, à 24,21 % d’imposition, vous êtes au-dessus de la moyenne de notre département qui elle est de 21,75 %.

Ce que vous appelez une non augmentation des impôts depuis plusieurs années, moi j’appelle cela un aveu du matraquage fiscal infligé aux Romainvillois. En fait, notre taux d’imposition était tellement élevé que depuis ces nombreuses années vous ne faite qu’essayer tant bien que mal de vous mettre à peu près au niveau des autres villes de Seine Saint Denis.

Alors encore un petit effort madame le Maire et on y sera…. dans la moyenne !

Car j’ose espérer que nous arrivions un jour à passer de l’autre côté, vous savez le côté obscure, celui que nous ne connaissons pas, celui où notre imposition serait en dessous de la moyenne départementale, du côté des 26 autres villes de Seine Saint Denis.

Vous allez me dire ce n’est qu’une moyenne et que cela ne veut rien dire. Alors je vais encore préciser les choses.

Sur les 40 villes de Seine-Saint-Denis, seules 13 ont un taux d’imposition plus élevé que nous !

C’est ça la vérité sur le taux d’imposition des Romainvillois !

Sur ce sujet-là aussi nous pouvons faire un décompte en toute transparence politique. Sur ces 13 villes au sommet peu flatteur d’imposition, nous retrouvons 9 villes de gauche et seulement 4 villes de droite. Je vous épargne la liste de ces villes à moins que vous vouliez que je les cite :

  • Villepinte : 33,15% = LR
  • Dugny : 28,66 % = LR
  • Noisy le Sec : 28,64 % = UDI
  • Pierrefitte : 27,28 % = Socialiste
  • L’Ile Saint Denis : 27,44 % = EELV
  • Pré St Gervais : 26,94 = Socialiste
  • Aubervilliers : 26,83 % = communiste
  • Villetaneuse : 26,44 % = Communiste
  • Sevran : 26,2 % = EELV
  • Bobigny : 25,83 = UDI
  • Les Lilas : 25,23 % = Socialiste
  • La Courneuve : 25,07 % = communiste
  • Stains : 24,9% = communiste

Alors voilà Madame Le Maire, ce sont pour toutes ces raisons que nous ne nous joindrons pas à vous juste pour nous féliciter du seul fait que vous n’augmentez pas le taux de fiscalité de notre ville. L’argument est trop court et le taux trop élevé. Nous ne mentirons pas aux Romainvillois sur cette fausse bonne nouvelle.