Débat d’orientation budgétaire 2017

Mon intervention lors du débat d’orientation budgétaire 2017 lors du Conseil Municipal du 22/02/2017 :

Madame le Maire,

La situation est relativement simple au regard des chiffres officiels de l’Insee. Lorsque en 2012 la majorité socialiste et écologiste ont pris les rênes de notre pays, les chiffres étaient les suivants :

  • un déficit public à 4,8% du PIB
  • une dette à 90,2 % du PIB qui s’élevait à 1675 Md€.

Après 5 ans, les résultats économiques de ce quinquennat sont désastreux. Les chiffres de l’Insee concernant les résultats à la fin du 3ème trimestre 2016 sont édifiants :

  • la dette publique frôlait les 100% du PIB, 97,6% très précisément, soit une augmentation de 7,4 points depuis 2012,
  • le montant de cette dette s’établissait 2 160,4 Md€. M. Hollande, ses gouvernements successifs et notamment ses excellents ministres de l’économie, dont Monsieur Macron, ont donc fait augmenter cette dette de 485,4 Md€ ! et encore, nous ne savons pas à combien celle-ci se montera à la fin du mandat.

Après ces chiffres factuels de l’Insee, les critiques du dernier rapport de la Cours des Comptes sont tout autant édifiants. Didier Migaud, son Président, grand spécialiste des questions budgétaires et socialiste résume très bien la situation : « la précision de déficit public fixée par le gouvernement pour 2017, soit 2,7% du produit intérieur brut, sera très difficile à attendre ». Il a d’ailleurs pointé « les nombreux risques » qui menacent la trajectoire des dépenses publiques et préconisé des « efforts d’une ampleur inédite ».

Alors oui, Madame le Maire, lorsqu’on a frôle les 2200 Md€ de dette, des mesures doivent être prises. On ne peut pas promettre tout et n’importe quoi. On ne peut pas tromper les Français avec un intenable revenu universel, ce pari fou du candidat socialiste Benoit Hamon.  Un pari à 400 Md€. Qui les paiera ? La question n’émane pas de moi, mais des autres prétendants à la primaire de gauche : Valls, Montebourg et Peillon.

Alors oui, nous ne pouvons plus laisser cette dette s’envoler, car avec l’augmentation des taux d’intérêt qui a déjà commencé, la boule de neige va devenir de plus en plus grosse et elle risque bien de nous emporter.

Ce n’est pas ce que nous voulons et c’est pour cette raison que François Fillon propose des mesures importantes et structurantes pour notre pays.

Car votre bilan est désastreux, ces cinq dernières années auront été perdues pour notre pays. Alors que nos principaux partenaires européens auront su profiter de la timide reprise mondiale, la France est restée à la traîne, enregistrant des performances parmi les plus mauvaises en Europe.

Vous ne pouvez pas le nier, pendant 5 ans, après les tempêtes de 2008 et 2010 que nous avions dû essuyer, les gouvernements successifs ont bénéficié d’une incroyable période de calme économique et budgétaire. Vous ne pouvez pas mentir comme ça sur vos résultats. Vous avez eu la chance de bénéficier de taux d’intérêt exceptionnellement faible, d’un prix du pétrole historiquement bas et d’un cours de l’euro en nette baisse par rapport au dollar. Tous ces facteurs auraient pu doper notre économie si vous aviez su les utiliser à bon escient en redonnant de la compétitivité à nos entreprises. Malheureusement, le pouvoir socialiste a fait la seule chose qu’il sait vraiment faire : taxer les entreprises et les particuliers pour financer les dépenses nouvelles liées à leurs promesses électorales.

En octobre 2012, le 1er gouvernement Ayrault ne promettait-il pas un retour à l’équilibre budgétaire en 2015 ? Nous voyons aujourd’hui le résultat ! Une diminution de notre dette publique dès 2014 ? Nous voyons le résultat ! Une inversion de la courbe du chômage en 2013 ? Nous voyons le résultat !

Le bateau France a pris l’eau de toute part et cela ne risque pas de s’arranger ! En effet, à l’approche des élections, vous venez de faire adopter par le parlement un budget 2017 affichant un déficit de 69,3 Md€. Merci Monsieur Hollande, merci aux socialistes, merci de nous laisser ce bilan !

Oui la France a perdu 5 ans et se trouve dans une situation critique.

Oui, la dépense publique peut être légitime dès lors qu’elle sert au financement des missions régaliennes de l’Etat et des missions essentielles confiées aux différentes collectivités publiques.

Mais aujourd’hui ces dépenses publiques s’élèvent à 57,1% du PIB. Elles étouffent le dynamisme de notre économie car elles entretiennent une pression fiscale insupportable sur les entreprises comme sur les ménages. Aucun de nos grands régimes de protection sociale n’est à l’équilibre. Le déficit total restera très probablement au moins égal à 4,5% du PIB d’ici à 2017.

Il faut dire la vérité aux Français ! Et vous ne le faite pas !

Pour financer ces dépenses publiques excessives, loin de mettre en œuvre les réformes et les économies nécessaires, le gouvernement socialiste n’a eu de cesse d’avoir recours à l’impôt et à l’endettement : aujourd’hui les prélèvements obligatoires ont atteint le niveau record de 44,7% du PIB.

Demain, l’effort à fournir pour redresser les finances publiques et amorcer le désendettement est énorme, car il est de l’ordre de 110 Mds€ en 5 ans.

Ce que votre candidat, Benoit Hamon propose ne va pas dans ce sens, bien au contraire, il nous promet plus de dépenses !

Pour nous, les mesures nécessaires et structurelles proposées par François Fillon permettront et devront résorber le déficit pour atteindre l’équilibre en 2022 et engager la baisse des prélèvements obligatoires ainsi que le remboursement de la dette.

Il faudra effectivement réduire le poids du secteur public et pour cela, reformer l’action des collectivités territoriales car elles représentent environ 20% de la dépense publique. Elles devront donc contribuer à l’effort de diminution de celle-ci.

Il faudra garantir l’équilibre des comptes sociaux en harmonisant notamment les régimes privés, publics et spéciaux dans un souci de justice et d’équité entre les Français.

Il faudra conduire une politique fiscale cohérente avec le redressement des finances publiques et la compétitivité de notre économie.

Le pays a besoin d’être reconstruit, de lui donner une liberté de créer, d’investir, il a besoin de vérité sur sa situation. Il en est de même au niveau local.

 

Le transfert du marché de Romainville

Intervention du Groupe LR, UDI, MoDem au conseil municipal du 21 septembre 2016 sur :

 » Le transfert du marché »

Je ne reviendrai pas sur notre désaccord concernant ce transfert, notre incompréhension de voir la halle détruite et notre inquiétude sur le parking souterrain réservé aux commerçants du marché.
Sur ce point, il suffit de faire son marché pour constater le nombre de plus en plus important de véhicules de grand gabarit utilisés par les commerçants. Ces véhicules resteront donc garés en surface.
La délibération aborde la question du stationnement mais pas celui de la circulation dans le quartier les jours de marché.
J’ai eu l’occasion de vous interpeller au sujet des embouteillages sur ce secteur dimanche dernier, sur le marché.
Vous n’en étiez à faire vous-même la circulation il serait dommage que vous soyez mobilisé ainsi chaque dimanche.
L’avenue de Verdun sera donc fermé sur une portion et sera piétonne les jours de marché.
Un report de circulation se fera donc sur les rues adjacentes. Est ce qu’une étude d’impact a été réalisée pour en mesurer les effets ?
Pouvez vous nous préciser jusqu’à quelle heure sera effective cette fermeture, puisqu’après le marché, interviennent les services de nettoyage ?
Les arrêts du bus 105 seront déplacés – c’est déjà le cas actuellement.
Pouvez-vous nous préciser si ce transfert sera définitif ?
Je vous remercie des précisions que vous pourrez nous apporter.

Des toitures terrasses pour de l’agriculture urbaine ???

Intervention du Groupe LR, UDI, MoDem au conseil municipal du 21 mars 2016 sur :

 » Conclusion d’un bail emphytéotique pour l’utilisation d’une toiture terrasse pour l’agriculture urbaine »

Quelle ironie que cette délibération qui nous demande d’approuver la conclusion d’un bail pour l’utilisation d’une toiture terrasse pour l’agriculture urbaine, là même ou existaient des jardins ouvriers et familiaux aujourd’hui détruits.

Permettez nous d’avoir ici une pensée pour les jardiniers et d’exprimer notre soutien aux riverains de l’avenue des Bretagnes qui avaient une vue sur ces jardins et qui auront bientôt non pas une vue sur ces toits terrasses mais sur une façade d’immeuble.
Ils ont laissés leur soleil au programme immobilier Soleos, si bien nommé. Pas certain que ces riverains apprécient ce trait d’humour.

Le soutien à l’agriculture urbaine est votre priorité. Nous sommes favorables à un soutien aux agricultures urbaines, malgré tout, son développement, devrait se faire, selon nous avec relativement moins d’argent public.
Cette toiture végétalisée sera d’une épaisseur de 40 cm. Nous serons donc sur une toiture végétalisée herbacées, dit de type semi-intensif.
Vous parlez d’exploitation de surface agricole … en l’occurrence celle-ci sera ici assez limitée !
Le promoteur immobilier assumera un surcoût de construction avec ce toit végétalisé. Pouvez vous aussi nous préciser quel intérêt il y a pour lui d’assumer cela ?
Nous aimerions, Madame Le Maire, que l’action municipale se fasse en direction des espaces verts au sol et des jardins. La Ville pourrait ainsi par exemple impulser une dynamique de projet à l’instar de l’appel à proposition de la ville de Paris intitulé « Du vert près de chez moi » invitant les Parisiens à recenser les lieux qui pourraient accueillir de la végétalisation au plus près de chez eux afin de créer des points végétalisés de proximité.

Pourrions-nous envisager ce type d’initiative sur Romainville ?
Nous venons de délibérer sur des conventions de projets urbains partenariales relatives à des projets immobiliers dans le quartier des Bas-Pays.
Qu’en est-il, Madame le Maire, de la réimplantation des jardins familiaux dans cette zone ?
Gilles Clément, le célèbre jardinier paysagiste, dit que « pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité. ».
Même si ce toit terrasse sera situé sur un immeuble portant le nom d’un dieu solaire antique, l’éternité n’est décidément plus de ce monde.

Enfin un contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance à Romainville !!

 Intervention du Groupe LR, UDI, MoDem au conseil municipal du 21 mars 2016 sur :  

« l’Approbation de la stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance »

Monsieur Guglielmi,

En 2015, la délinquance a reculé de 1,3 % en Seine-Saint-Denis. Mais cette donnée est l’arbre qui cache la forêt.

EN réalité, notre département était celui où les actes de délinquances sont les plus nombreux et se classe bon dernier des départements métropolitains.

L’activité délinquante atteint toujours des niveaux stratosphériques : 123 520 faits délictueux ont été enregistrés par la direction départementale de la sécurité publique et 37 722 personnes ont été mises en cause (- 3.6 %).

Les plus fortes baisses ont été constatées pour les vols avec violences sans arme (- 5.24 %,) qui touchent quand même près de 11 000 personnes dans le 93 — c’est plus du double que dans les Hauts-de-Seine.

Côté cambriolages, cela augmente : 11 100 en 2015, soit 3,4 % de plus.

Les vols avec armes blanches ont aussi fortement progressé : + 25,5 %.

Les quelques tendances baissières constatées sont malheureusement plombées par le trafic de stupéfiants, endémique sur le département. Et cette criminalité se caractérise par des règlements de compte d’une rare violence.

Monsieur Guglielmi, pour nous, comme pour les Romainvillois, la sécurité des biens et des personnes est une priorité !

C’est seulement après deux ans de mandat que vous nous présentez votre stratégie de sécurité 2016 – 2020. Vous devriez même plutôt annoncer 2017 – 2020 car ce n’est bien qu’à la fin de cette année, en novembre, qu’aura lieu la première séance plénière et en décembre l’installation des 4 groupes de travail sera mise en place… et encore, si le planning annoncé est tenu.

Que de temps perdu !

Nous vous rappelons, signe de notre préoccupation envers la sécurité des Romainvillois, que nous vous avions interpellé à ce sujet dès le conseil municipal du 19 novembre 2014, c’est-à-dire 6 mois après le début de votre dernier mandat. Nous vous faisions remarquer que dans votre programme municipal vous proposiez « une relance d’un contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance » et nous vous demandions où vous en étiez. Bien entendu notre demande était restée lettre morte.

De nouveau en avril dernier nous vous avons interpellez sur l’avancement de ce sujet.

Aujourd’hui vous nous présentez enfin quelque chose. 2 ans ½ de réflexion, c’est un peu long. Ou bien vous considériez que la sécurité était un sujet secondaire.

Le diagnostic territorial sur lequel repose l’élaboration de votre plan stratégique repose sur des chiffres de 2015.

Nous aurions aimé une analyse comparative, une mise en perspective avec les chiffres du département et/ou avec les villes voisines. Ceci aurait pu nous éclairer de manière factuelle sur la situation de Romainville.

Vous nous ressortez une liste de vos actions, presque identique à celle du Projet Educatif de Territoire. Soit la prévention de la délinquance s’accorde avec l’action éducative, mais nous aurions voulu pour notre part que cette stratégie territoriale aborde pleinement la sécurité au quotidien des Romainvillois.

Nous nous satisfaisons évidement de la mise en place du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance et de ses groupes de travail.

Nous sommes également satisfait de constater que dans votre plan d’action, il est prévu, comme nous le proposions dans notre programme, par exemple, la mise en place de partenariat avec des clubs de prévention spécialisé, le développement de la vidéosprotection et le renfort des moyens de la police municipale.

Monsieur Guclielmi, chaque fiche action fera l’objet d’une évaluation et le bilan annuel sera présenté en séance plénière. Nous vous demandons que ce bilan annuel soit présenté à cette assemblée. Vous engagez vous à le faire ?

Comment stationner dans nos rues dans le futur ??

Intervention du Groupe LR, UDI, MoDem en conseil municipal du 21 septembre 2016 sur : 

 » La convention de participations ZA Lemoine – Bouygues Immobilier »

Madame Le Maire, Monsieur Champion,

Je profite de cette délibération pour poser une question d’ordre plus générale en termes d’urbanisme.

Le Plan de Déplacements Urbains d’Île-de France ne vous impose aucune contrainte en termes de place de stationnement dans la ville. Il se contente juste de présenter une trentaine de préconisations de bonnes pratiques.

Par contre, le Plan Local d’Urbanisme que vous avez mis en place et qui régit les règles de notre ville permet à certains endroits de construire des T1 sans aucune place de stationnement des T2 avec 0.5 places de stationnement  etc.

Il n’a échappé à aucun Romainvillois que certains de nos quartiers se densifiés de manière exponentielle.

Ne pensez-vous pas que la combinaison entre cette densification et ce PLU ne puisse à terme, poser de sérieux problèmes de stationnement. Je prendrais juste l’exemple de la rue Jean Lemoine où il y a aujourd’hui très peu de place disponible, à tel point que la cité Thorez à fermé l’accès à son parking extérieur afin de garantir les places aux résidents, et que la rue fait actuellement l’objet de nouvelles constructions où ce PLU sera appliqué ?

Colère des parents d’élèves de l’école Chaplin

Mercredi 22 juin 2016, les parents d’élèves de l’école Chaplin de Romainville sont venus manifester leur mécontentement au Conseil Municipal et remettre une pétition à Mme le Maire.

Visiblement, encore une fois Madame le Maire ne fait ni preuve de concertation ni d’explications suffisantes sur ses projets en cours.

Là, les parents d’élève s’inquiètent du devenir d’une salle polyvalente dite la « salle verte » qui constitue le poumon de l’école et qui risque de disparaître.

Tant que Madame le Maire ne partagera pas ses projets avec la population, tant qu’elle et son équipe seront dans leur tout d’ivoire tenant le crayon qui décide de tout et pour tous sans se préoccuper des besoins des habitant…. et bien il faudra qu’elle s’attende à ce que les citoyens lui tiennent tête !

De nombreuses plaintes en justice sont et cours ou ont été déjà jugées et pour beaucoup d’entre elles, Madame le Maire n’en sort pas vainqueur !

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Commémoration de l’appel du 18 juin à Romainville

Ce samedi 18 juin 2016, j’étais présent à la commémoration de l’appel du 18 juin du Général de Gaulle.

Le devoir de mémoire est essentiel et les communes se doivent d’en faire un moment républicain.

Nous regretterons que des classes scolaires ne soient pas associées à cet événement et soulignons que contrairement aux autres commémorations, celle-ci n’a pas l’honneur de se terminer au salon d’honneur de la Mairie avec les associations des anciens combattants…. certainement un choix de Madame le Maire, que je ne partage pas !DSC_0289[1]

Budget 2016 de Romainville : une erreur financière pour l’avenir

Groupe LR, UDI, MoDem : Intervention de Florian Favier Wagenaar, conseiller municipal

Vote du budget primitif 2016

Madame le Maire, Monsieur Calsat,

Le mois dernier lors du débat d’orientation budgétaire, nous faisions référence au rapport annuel de la Cour des comptes qui invite l’Etat et les collectivités à « plus de sélectivité et d’efficacité » dans l’action publique.

Après ce rappel de la Cours des comptes, il est intéressant de se pencher sur le rapport de la Chambre régionale des Comptes sur notre ville, qui fait ce jour l’objet d’une délibération.

Ce rapport mais en exergue, je cite, « un encours de la dette très supérieure à la moyenne des collectivités de la même strate (43,9 M€), en raison d’un niveau d’investissement conséquent ».

1er Maire bâtisseur de France, ou plutôt selon nous, un maire « promoteur »  ceci met de fait la ville en situation de continuer d’augmenter rapidement ces investissements pour supporter le poids de la création d’équipements publics indispensables qui devront accompagner ces opérations immobilières.

Voici encore une aventure qui risque de grever nos finances et/ou d’augmenter notre dette.

Jusqu’à aujourd’hui, et ceci est souligné par le rapport de la Chambre régionale des Comptes, vous avez surtout financé ces gros investissements en vendant les bijoux de famille de notre commune, c’est-à-dire ses biens fonciers ce qui permet d’avoir une capacité d’autofinancement élevée.

Le rapport dit aussi que cette capacité d’autofinancement même si elle est élevée, ne cesse de s’éroder depuis 2012 et chutera dans les prochaines années.

Il n’est quasiment pas un Conseil Municipal où vous nous demandez de voter une cession de terrain. Mais ce jeu à ses limites. Comment ferez-vous demain ? Une partie du financement des investissements devrait à nouveau reposer sur ces cessions d’immobilisations. Mais cependant au regard des parcelles encore cessibles, les recettes seront nécessairement moindres les prochaines années. Les investissements nécessaires seront donc financés par de nouveaux emprunts.

Ou alors, chaque nouveau projet verra t-il naître sa fondation ?

Vous soutenez chaque année que le taux d’endettement de notre ville est tout à fait raisonnable et supportable. Il a en effet baissé ces dernières années, mais les nouveaux projets dans lesquels vous nous emmenés devrait, comme le dit le rapport de la Chambre Régionale des Comptes, je cite, « conduire au recours à de nouveaux emprunts et à une stabilisation de l’encours de la dette à un niveau élevé »… voilà de bien belles aventures budgétaires que vous nous proposez là !

Pourquoi cette boulimie de projets immobiliers ? N’aurions nous pas pu attendre un peu ou pour le moins les lisser dans le temps quand on connaît la réduction des dotations de l’Etat et le risque de certains emprunts ? Je parle bien entendu des emprunts structurés. Mais vous savez de quoi je parle puisque deux d’entre eux reposent déjà sur les épaules des Romainvillois et dont nous ne remboursons que partiellement les intérêts dus mais provisionnons d’années en années des sommes de plus en plus importantes.

Comme nous l’indiquions l’année dernière, pour beaucoup d’observateurs les véritables difficultés se présenteront après 2017.

Ce seront des milliers de communes et d’intercommunalités qui feront face à un exercice financier impossible avec une menace de remette en question des services publics dans quasiment tous les domaines.

Il est dès à présent, mais est ce trop tard, de notre responsabilité d’élus de ne pas entraîner la Ville dans des projets incertains et des dérives budgétaires qui mettraient rapidement la ville devant un endettement insoutenable.

 

« Place du 19 mars 1962 » à Romainville : une faute !

Groupe LR, UDI, MoDem : Intervention de Florian Favier Wagenaar, conseiller municipal

Dénomination de la future place liée au projet dit de la place des commerces

Madame le Maire,

Vous nous demandez aujourd’hui de prendre position sur la dénomination de la future place liée au projet dit de la Place des commerces.

On ne pourra pas dire que vous ne soyez en parfaite corrélation avec une actualité récente et polémique.

Certes la place actuelle du marché porte déjà le nom de « Place du 19 mars 1962 » mais cette délibération est justement l’occasion de se questionner sur cette dénomination et son sens historique.

Cette date n’est pas anodine, elle fait partie de cette longue Histoire commune que La France et l’Algérie partagent. Malheureusement sa signification n’est pas la même de chaque côté de la méditerranée et pour beaucoup, commémorer cette date revient à considérer que la France était « du mauvais côté de l’Histoire ».

En effet, après huit ans de guerre, comme dans tout conflit, la violence fut des deux côtés et l’Histoire est douloureuse de ces deux côtés.

Les accords d’Évian du 18 mars 62 ont permis un cessez le feu entre les belligérants dès le lendemain mais chacun sait que les exactions ne ce sont pas arrêtés là. Mais c’est aussi à partir de cette date qu’un million de Français d’Algérie ont du subir un exode dramatique et que plus de 100 000 harkis et pieds-noirs furent assassinés par le FLN dans l’indifférence générale.

Toutes les victimes de cet exode et leurs descendants sont aujourd’hui en France. 54 ans après ces accords d’Evian l’Histoire entre nos deux pays n’est certes plus commune mais elle est bien vivante, différente et apaisée.

Mais, l’Histoire reste l’Histoire et nul n’est besoin de la regarder que d’un seul côté de la lorgnette ni de nier les responsabilités de chacun.

En effet certaines anciennes blessures ne sont pas cicatrisées.

En 2012, le président Sarkozy a reconnu, au nom de la France la responsabilité de la République dans la tragédie des harkis sans se prononcer au nom de l’Algérie sur ces événements. Comme il le dit lui-même « C’est à ce pays souverain et à son opinion publique qu’il reviendra de faire, sur cet épisode de son Histoire, le travail de mémoire nécessaire pour qu’un jour les fils de harkis puissent librement s’interroger sur le sort qui a été réservé à leurs familles et à leur enfance ».

De son côté, le Président François Hollande et sa majorité ont choisi délibérément le 19 mars, pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie.

Pour nous, c’est une faute politique. Lui qui avait dit « Je veux être un président qui d’abord respecte les Français, qui les considère », il a choisi ici délibérément de tourner le dos à une partie de ses compatriotes et d’afficher son mépris pour les drames de dizaines de milliers de victimes. Cette date est massivement rejetée par une majorité des associations d’anciens combattants et des associations de Français d’Algérie, harkies et pieds-noires.

Lui qui se voulait un Président apaisant, il prend le risque de diviser la communauté nationale et d’aviver les blessures de milliers de familles de Français.

Nous vous rappelons que le président François Mitterrand, lui-même, refusa catégoriquement de reconnaître cette date pour commémorer la fin de la guerre d’Algérie.

Nous ne sommes pas pour une guerre des mémoires et encore moins pour une démarche de repentance perpétuelle.

Aujourd’hui est donc l’occasion pour nous de revenir sur la dénomination actuelle de la place du marché et de vous proposer comme nom « Place Saint-Germain ».

Rapport de la chambre régionale des comptes sur Romainville

Groupe LR, UDI, MoDem : Intervention de Florian Favier Wagenaar, conseiller municipal

Présentation du rapport de la Chambre Régionale des Comptes

Madame le Maire,

Nous nous sommes déjà exprimés sur la situation financière de notre ville lors des délibérations concernant le budget et nous ne reviendrons pas sur cette partie du Rapport. Mais nous soulignons de nouveau les perspectives pointées par le rapport et les difficultés dans les années à venir.

Mais la rédaction de cette délibération sur le rapport de la Chambre régionale des Comptes nous surprend quelque peu.

Vous en avez une lecture bien positive, ce que nous pouvons comprendre, nous en avons une toute autre analyse.

Au-delà des considérations budgétaires donc, la gestion des ressources humaines nous semble notamment un sujet très important et inquiétant notamment sur deux sujets : le nombre d’heures supplémentaires et l’absentéisme.

Concernant le nombre d’heures supplémentaires, le rapport mentionne que celles-ci sont très importantes. Elles ont non seulement un coût non négligeable pour la collectivité mais nous amène naturellement à nous interroger sur les conditions de travail des agents. D’où provient cette surcharge de travail ? Est-ce un problème d’effectif ? Un problème d’organisation ?

Le point le plus sensible reste l’absentéisme. Son taux était de 16% en 2014 soit presque 43 jours par an et par agent. Le rapport souligne même que les arrêts de travail pour maladie ordinaire, plus de 16 jours par an et par agent, représentent une semaine de plus que la moyenne de la fonction publique territoriale. Ce n’est pas rien et c’est inquiétant.

Ce n’est pas tout de dire, Madame le Maire, que vous êtes consciente de cette situation et que vous avez mis en place plusieurs mesures. La majorité de celles-ci sont d’ailleurs plutôt contraignantes comme le non versement de certaines primes au prorata du nombre de jours d’absence, la mise en place de certains délais de carence, des contrôles médicaux, etc.

Si nous ne remettons pas en question ces mesures, il nous semble primordial de s’interroger sur les motivations de ces absences et potentiellement sur le mal être ou la souffrance au travail.

Sur ce sujet, Madame le Maire, comptez-vous mettre en place une politique de prévention des risques psycho sociaux au service de notre personnel communal ?