Que se passe t-il au 23 rue Normandie-Niemen de Romainville ?

Ma question orale au Conseil municipal du 03 juillet 2019 concernant l’occupation du 23 rue Normandie-Niemen à Romainville

Madame le Maire,

Depuis quelques mois au 23 rue Normandie Niemen, plusieurs personnes se sont installées dans les anciens locaux d’une entreprise de déménagement, occupant l’entrepôt et les anciens bureaux.

Il y a quelques années, ce lieu avait fait l’objet d’un permis de construire avec un projet de construction d’un immeuble d’habitations qui n’a jamais été réalisé.

De nombreux voisins de l’établissement ont déjà signalés cette occupation au commissariat des Lilas.

La Mairie a-t-elle des informations à nous transmettre sur cette occupation ?

Qui est propriétaire du lieu et les occupants ont-ils un bail ?

Vous nous direz, pourquoi sommes nous interrogés aujourd’hui sur un lieu privé ?

Nous vous interpellons car soit il n’y a pas de bail et ce lieu est donc devenu un squat, soit il y en a un et dans ce cas, aujourd’hui ce qui nous inquiète c’est qu’il y a très régulièrement des activités ouvertes au public qui y sont organisées.

Et nous n’avons pas besoin de vous le rappeler, qui dit accueil de public, dit local mis aux normes de sécurité.

Nous souhaiterions savoir si la Mairie à missionnée la Commission Communale de Sécurité et d’Accessibilité afin de contrôler l’établissement et les installations techniques concourant à la sécurité contre l’incendie.

Nous avons souvenir que suite à l’inspection par cette même Commission et de leur avis défavorable au sein de lieux de culte sur la ville, certains s’étaient vu prononcés leur fermeture par la Mairie en vertu de l’article R123-52 du code de la Construction et de l’Habitation avec information à la Préfecture.

Madame le Maire, pouvez-vous nous dire ce qu’il en est afin de rassurer les riverains et nous rassurer sur la sécurité du public qui pourrait fréquenter le lieu ?

Vous avez dit « bonne gestion patrimoniale » à Romainville ?

Mon intervention au Conseil municipal du 03 juillet 2019 sur la cession de la propriété communale à St-Ouen de Thouberville

Madame le Maire, Monsieur Champion,

Nous sommes amenés ce soir à délibérer une nouvelle fois sur la cession d’une propriété communale à Saint-Ouen-de Thouberville.

Tout d’abord, nous vous rappelons notre position sur ce dossier qui a toujours été la même : nous approuvons la vente de ce bien aux vues du coût que celui-ci représente pour nos finances communales et par conséquent aux finances publiques. Ainsi que la décision prise de ne pas vendre ce dernier de gré à gré mais d’avoir fait appel à la Société AGORASTORE qui avait pour principe de faire jouer la concurrence et de recueillir la meilleure offre possible.

Toute fois, nous nos interrogeons sur la gestion globale de ce dossier. En effet dans cette délibération vous énoncez le fait que « cette propriété n’a pas d’intérêt pour la ville à être conservée dans son patrimoine et que sa cession rentre dans une bonne gestion patrimoniale ».

Madame le Maire, pourriez-vous nous donner la définition d’une bonne gestion patrimoniale ?

Car nous pensons sincèrement que nous n’avons pas la même.

En effet, vous précisez dans cette délibération que la propriété est sans activité depuis 2007. Sa première mise en vente n’a été faite que 8 ans après en 2015 alors même que vous nous dites que le coût annuel de son entretien est de l’ordre de 50 000 €/an. C’est donc environ 400 000 € qui ont étaient dépensés avant de prendre la décision de vendre. 8 années durant lesquelles le bien s’est nécessairement dégradé du fait de sa non utilisation, même partielle. Pourquoi avoir attendu si longtemps pour prendre la décision de vendre ?

De fait ce bien immobilier au fil du temps n’a cessé de perdre de sa valeur et aujourd’hui nous nous voyons contraint d’accepter de le vendre aux prix de 259 740 € net vendeur alors qu’au départ la première offre était de 316 513 € net vendeur.

Alors, évidemment nous allons voter cette délibération pour limiter la casse ! Mais avouez qu’il est un peu difficile de lire que vous considérez ceci comme une « bonne gestion patrimoniale » car vous avez bien trop attendu pour prendre les bonnes décisions.

Lettre anonyme, courriers aux adresses personnelles des élus, diffamation…. tout un programme !

Mon intervention en Conseil Municipal du 22 mai concernant le souhait de la Mairie de déposer plainte pour diffamation :

Madame le Maire,

Déjà en mars dernier vous nous avez demandé de délibérer sur un énième octroi de la protection fonctionnelle.

Nous vous faisions remarquer que vous aviez très souvent, trop souvent demandé cette protection fonctionnelle durant votre mandat.

Aujourd’hui vous souhaitez aller en justice pour diffamation publique envers une administration publique.

Laissons de côté le fond du sujet mais je souhaiterais m’exprimer surtout sur la forme qui entoure cette affaire et qui nous concerne personnellement.

J’ai reçu comme d’autres élus un courrier à mon adresse personnelle de la part de la SAS AB GROUP HOLDING. Tout d’abord ce courrier est non daté et non signé par une personne physique. Mais ceci n’est qu’un détail.

Ce qui est grave et qui pourrait avoir des conséquences judiciaires c’est le fait qu’une entreprise privée puisse avoir les adresses personnelles d’élus.

Je ne vois pas par quel moyen cette société a pu avoir ces informations confidentielles et protégées par la CNIL, puisque issue d’un listing. Je ne vois pas qui, à part une personne de la Mairie.

La question est simple, soit l’information à été diffusée par un ou une élue de la majorité, car de notre côté nous n’avons ni de contact avec AB GROUP ni les adresses personnelles de chacun d’entre nous, soit il s’agit d’une personne de l’administration. Mais j’aurai beaucoup de mal à croire que cette personne puisse diffuser ces informations de sa propre initiative et sans l’autorisation de sa hiérarchie. Ceci ne peut être une erreur quand cela concerne de nombreux élus. Il n’y a pas de hasard, c’est le listing des adresses des élus de cette commune qui a été transmis. A part celui-ci aucun autre fichier existe où des élus qui n’ont rien à voir entre eux politiquement peuvent se retrouver ensemble.

Alors je vous rappelle que depuis le 25 mai 2018 le Règlement général sur la protection des données pose de manière très claire l’engagement de la responsabilité de ceux qui collectent et utilisent des données.

Alors QUI à transmis ces informations ? Je vous le demande Madame le Maire !

Aujourd’hui vous souhaitez attaquer en diffamation Monsieur Lecornec. C’est la première fois qu’une personne est nommément cité dans une délibération de ce type et que celui-ci est jeté en pâture au public. C’est purement scandaleux Madame le Maire. A mes yeux, cette personne est plus un lanceur d’alerte que quelqu’un qui diffame.

Il n’y a pas si longtemps, j’avais moi-même fait une intervention sur ce sujet où je m’inquiétais que de nombreux projets immobiliers à Romainville étaient trop souvent attribués au même promoteur aujourd’hui cité dans cette affaire. Et il est maintenant obligé de faire un communiqué pour justifier de son activité sur la ville.

Rappeler vous Monsieur Champion, à l’époque en réponse à mes interrogations vous aviez tout de même osé répondre, je vous cite : « il y aussi une préférence de faire travailler des gens de Romainville (…) c’est un choix, ».

Une « Préférence » Monsieur Champion !…. cela a été votre réponse !

Nous attendons des réponses Monsieur Champion, Madame le Maire.

Notre avis sur l’instauration d’une Zone à Faible Émission

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 21 février 2019 :

Madame le Maire,

Le 12 novembre 2018, la Métropole du Grand Paris a adopté le projet de Zone à Basse Émission et la mise en place d’une Zone à Faibles Émissions dite « ZFE » sur le territoire de notre métropole délimité par l’autoroute A86. Celle-ci vise à interdire la circulation des véhicules en commençant par les véhicules les plus anciens, puis tous ceux en circulation avant 2011, ainsi que les diesels produits depuis 2011.

Les efforts que la société doit porter sur le plan écologique sont indispensables mais ressemblent en cela aux efforts demandés sur les taxes et impôts. Il y a un niveau d’acceptation par les concitoyens qui ne doit être dépassé, on le voit bien avec le mouvement des gilets jaunes. Ces efforts doivent donc être compris pour être acceptés. Ils ne doivent pas être confiscatoires, discriminants ou punitifs.

Ce que propose la Métropole du Grand Paris ne semble pas à nos yeux être la bonne solution.

Tout d’abord, elle présente une véritable rupture d’égalité entre les citoyens et provoque l’obsolescence prématurée d’un bien, leur véhicule, qui a pu représenter pour eux plusieurs années de travail et d’économie.

En visant les véhicules les plus anciens, cette Zone à Faibles Émissions va concentrer ses effets sur les ménages les plus modestes tout en oubliant que certains véhicules récents, comme l’ont démontré certaines ONG, mis en conditions réelles ne respectent pas les normes Européennes.

Selon les chiffres 2016 du Ministère de la Transition Écologique & solidaire, le projet de Zone à Basse Émission se traduira à terme dans un avenir proche par l’interdiction de circuler de 94% du parc automobile actuel et par une rupture définitive d’égalité entre les citoyens, isolant davantage les plus modestes qui n’auront pas les moyens financiers de circuler dans un véhicule sans cesse renouvelé.

Cette interdiction de circuler est donc profondément injuste vis-à-vis des propriétaires de véhicules à essence et de deux-roues qui ne sont pas responsables des dépassements des valeurs limites des polluants de particules en suspension et de dioxyde d’azote. C’est également injuste à l’égard des propriétaires de diesel qui ont juste fait l’erreur de suivre les incitations de l’État et de l’Union Européenne durant des décennies. De plus, ce serait mentir de minimiser la pollution et l’impact écologique du développement des voitures électriques qui nécessitera la production supplémentaire d’électricité et les problèmes de recyclage de leurs batteries.

Ne passons pas également sous silence que les différentes subventions incitatives offertes aux citoyens ont un triple effet négatif : économique en grevant les finances publiques, déontologique en encourageant l’obsolescence programmée de leur véhicule tout en augmentant le gaspillage des ressources nécessaires à la production de nouveaux véhicules et enfin, discriminatoire en favorisant les classes les plus aisées.

Un autre point nous semble primordial et totalement inadapté aux enjeux réels. Celui des restrictions de circulation.

Ceci n’a pas de sens. Prenons l’exemple d’un automobiliste Montreuillois qui va devoir traverser notre futur Zone à Faibles Émissions. Si sa voiture ne répond pas aux critères, Il va devoir la détourner et faire plusieurs kilomètres supplémentaires afin d’éviter d’être contrôlé et de prendre une amende ? Ce détour obligé dans un véhicule dit « polluant » est une aberration écologique. Maintenant imaginez que cette idée soit étendue de ci de là sur le territoire français au fil des desiderata de quelques élus… je n’ose imaginer la galère du pauvre automobiliste ou …de l’automobiliste pauvre !

Cette vision locale ou métropolitaine est une manière de voir le lien écologie-automobile par le petit bout de la lorgnette.

Si l’on souhaite imposer des restrictions de circulation celles-ci doivent être impérativement être pensée de manière globale. Mettre en place au préalable des alternatives viables telles que par exemple sur notre territoire le Grand Paris Express, le Plan Vélo, le renforcement significatif des transports collectifs et leur maillage, etc.

Ne mettons pas, comme trop souvent, la charrue avant les bœufs, au risque de mettre encore une fois, par nos décisions, la population dans un état d’incompréhension avec nos choix politiques.

Aujourd’hui, il nous appartient à nous seul de décider ou non de mettre en place cette zone à circulation restreinte mais d’autres solutions, non punitives, existent :

  • interdire l’immatriculation de tout véhicule diesel neuf en Ile-de-France à compter de 2020 ou 2021 car cela n’a pas de sens d’interdire de circulation des véhicule qui sont toujours produits.
  • supprimer les aides à l’achat d’un véhicule diesel neuf ou d’occasion comme le permet actuellement la prime à la conversion en faveur des diesel Crit’Air 2.
  • renouveler de manière anticipée les bus par des bus électrique, ce que la région a déjà commencée en commandant 1000 bus électrique.
  • renforcer le covoiturage de personnes résidant dans une même commune.
  • renforcer les mobilités actives comme le vélo grâce à des subventions, la création ou la sécurisation de pistes cyclables, la création de parcs à vélos près des gares
  • amplifier la collecte et la valorisation des déchets verts dont le brûlage, pourtant interdit, est extrêmement polluant (en brûler 50 kg équivaut à 13 000 km en diesel)

En procédant ainsi et sans créer de Zone à Faibles Émissions, la ville de Strasbourg, en seulement 6 ans a réduit le nombre d’habitants exposés à des dépassements des valeurs limites de particules fines de 17.920 à 960 personnes, et celles exposés au dioxyde d’azote de 14.830 à 1.100.

Notre groupe est prêt à défendre et proposer des actions écologiques à conditions qu’elles soient utiles, non punitives, non discriminatoires et acceptables par le plus grand nombre. C’est pour ces raisons que nous voterons contre l’instauration d’une Zone à Faibles Émissions étant donné qu’elle ne répond pas aux critères que nous nous sommes donnés.

Vente de la Citée des Mares

Notre intervention lors du conseil municipal du 21 février 2019

Après des années ou vous n’avez pas su ou voulu trouver une solution pour que ce parc locatif ne soit plus communal et accède ainsi par exemple aux financements publics pour les travaux d’amélioration de l’habitat social, cette délibération scelle le sort de la  « cité des mares ».

Seule cité-jardin conservée de Romainville édifiée à la fin des années 50 par l’architecte André Bérard, à l’origine de nombreuses réalisations à Romainville : l’ancien centre de santé Louise-Michel, le groupe scolaire Charcot-Barbusse et la cité Marcel-Cachin, la cité des mares ne sera plus !

Les cités jardins à la française d’Ile-de-France ont dans la première moitié du 20ème siècle humanisé l’habitat populaire en offrant offre une nouvelle manière de concevoir l’habitat ouvrier.

Les cités jardins répondaient à un idéal social, une utopie du bien-vivre ensemble dans le respect de chacun.

Ce modèle urbain semble terriblement d’actualité.

Réinterroger aujourd’hui certains principes et valeurs de la cité-jardin, c’est :

  • Concevoir le projet dans un souci de qualité, de cohérence et d’harmonie au sein du quartier comme avec la ville existante.
  • Organiser et hiérarchiser des espaces publics, pour disposer de lieux multiples, à la fois fonctionnels et accueillants.
  • Réinstaurer le dialogue entre ville et nature dans une logique d’enrichissement mutuel.
  • Faire évoluer le mode d’habiter en veillant à une mixité typologique, en favorisant la vie de voisinage et en respectant l’intimité de chacun.

La cité jardin est un idéal à poursuivre loin de la densification que vous subissez et que vous nous proposez !

Maire bâtisseur, vous auriez pu mettre votre engagement urbanistique sur un projet urbain ambitieux, la Cité des mares vous en donnait la possibilité, vous avez fait un autre choix

Nous voterons contre la cession de ce patrimoine local remarquable !

Débat d’orientation budgétaire 2019

Notre intervention lors du débat d’orientation budgétaire 2019 au Conseil Municipal du 21 février 2019 :

La Cour des comptes dans son  examen annuel de la situation générale des finances publiques alerte le gouvernement sur « la fragilité du redressement de nos finances publiques ».

Les mesures de soutien du pouvoir d’achat des ménages, en réponse aux «gilets jaunes»  ont modifié la trajectoire des finances publiques.

Outre ce dérapage financier volontaire, les comptables de la République s’alarment de la «fragilité toute particulière» des perspectives pour 2019 compte tenu  «de la dégradation de la conjoncture survenue en Europe» récemment.

 Les mesures d’urgence visant à répondre à la crise sociale ont suffi à porter la prévision de déficit public au-dessus du seuil de 3 points de PIB et à faire augmenter de nouveau la dette publique rapportée au PIB.

Vous ne m’en voudrez pas de citer le président du mouvement politique auquel j’appartiens – « il n’y a pas pire pour les déficits publics qu’un pays fracturé », les mesures annoncées sont un « investissement sur l’unité du pays ».

Le ministre de l’Économie a affirmé la volonté du gouvernement – la dégradation du déficit public  « ne sera que ponctuelle, limitée et exceptionnelle ».

Sans nécessairement être désigné comme premier de cordée, les collectivités territoriales ont une responsabilité à prendre pour réduire le déficit public.

La Chambre régionale des comptes Île-de-France a contrôlé douze des communes franciliennes notamment des villes avoisinantes présentant un taux de pauvreté relative supérieur à 30 % – nous n’en sommes pas loin

Les communes les plus pauvres d’Île-de-France connaissent d’importantes contraintes de gestion liées à leur population souvent jeune et  fragile économiquement et socialement,.

Elles assurent « le fonctionnement de services coûteux et peu générateurs de recettes du fait de leur politique de tarification sociale ».

De plus, elles doivent supporter « des dépenses d’investissement élevées » notamment en matière de rénovation urbaine et d’équipements scolaires et sont « fortement dépendantes de financements externes ».

Face à ces « difficultés structurelles », les communes doivent réaliser « des réformes d’ampleur » en engageant, notamment, « d’importantes économies » de leurs dépenses de personnel recommande la Cour des comptes.

Le discours est classique. C’est le même que tient chaque année à la même époque la Cour des Comptes, au moment de la publication de son rapport annuel.

On pourrait s’y habituer, trouver finalement normal et acceptable cette situation !

Pour résumer: les finances publiques sont très fragilisées, le déficit public trop élevé, les dépenses publiques trop importantes.

A chaque débat budgétaire, discours classique …  nous réitérons nous aussi les conseils adressées à la Ville par la Chambre régionale des comptes en janvier 2016, la « stabilisation du résultat de fonctionnement devrait figurer parmi les objectifs prioritaires » et une « diminution de l’encours de la dette, fût-elle modérée, gagnerait à être envisagée. »

Sur ce mandat, votre maitrise des dépenses de fonctionnement n’a jamais été qu’en contenir l’augmentation de 0.5 à 1 % par année voire à assumer une forte augmentation 2.5% sur le présent exercice !

Quant à la dette communale, vous empruntez de nouveau 8 millions d’euros cette année !

5,2 M€ seront notamment inscrits sur le budget communal pour la construction de votre bâtiment agricole

La dette par habitant s’élève encore à près du double de la moyenne des communes d’Île-de-France

Notre ambition budgétaire pour notre commune est le désendettement généralisé en baissant les dépenses de fonctionnement – il existe nous le pensons des marges d’efficience et en réduisant l’endettement pour se consacrer seulement sur les investissements contraints

Encore des subventions exceptionnelles

Mon intervention en conseil municipal du 28/06/2018

Madame le Maire, Monsieur Weisselberg

Nous sommes déjà intervenus en février dernier concernant l’attribution de subventions exceptionnelles qui n’ont plus rien d’exceptionnel à part le nom.

Décidément, nous ne nous expliquons pas les raisons pour lesquelles nous sommes amenés à voter très, trop, régulièrement ces subventions exceptionnelles.

Qu’est-ce qui le justifie ?

Les associations Romainvilloises dont nous sommes d’accord pour saluer les actions sont déjà subventionnées au travers du dispositif de la politique de la ville.

En effet, l’association Art en partage bénéficie de 500 € au titre de ce dispositif et de 8.000 € sur la part de l’Etat.

Quant à l’Annexe du Train de Vie – compagnie Jetzt, elle perçoit 7.000 € au titre de la politique de la ville.

Dans cette délibération vous précisez que ces associations « interviennent dans les écoles dans le cadre des activités périscolaires ».

Elles sont donc prestataires pour la ville et à ce titre pouvez-vous nous préciser si elles sont rémunérées ?

De son côté, la compagnie Jetzt propose de nombreux ateliers qui sont payants, et son pendant, le Train de Vie, est un établissement à but lucratif.

Lors de notre intervention en février, vous nous aviez répondu que vous subventionniez de manière exceptionnelle des projets. Aujourd’hui comme le montre l’intitulé de la délibération, vous nous demandez de voter une subvention exceptionnelle de « fonctionnement », ce qui ne correspond pas à ce que vous aviez dit à l’époque.

Quelle est la logique dans tout ceci ?

Pourriez-vous nous expliquer de manière précise quelles sont les critères requis pour obtenir ces subventions exceptionnelles. En effet, 5.000 € de subventions pour chacune de ces associations c’est un montant non négligeable au regard de ce qui est attribué habituellement dans le cadre de la vie associative.

Vélos en livre service : une bonne idée ?

Mon intervention lors du Conseil municipal du 28/06/2018

Madame le Maire, Monsieur Champion,

En novembre dernier, vous nous proposiez la signature d’une convention avec le syndicat Autolib Vélib Métropole.

Je vais me permettre de vous relire une partie de notre intervention lors de ce Conseil Municipal.

« A première vue, nous pourrions nous satisfaire de voir se développer sur notre territoire des moyens de transports doux. Mais cette vision serait peut-être trop simpliste.

Le vélo en libre service comme le Vélib en place depuis 10 ans à Paris est pour certains le parfait exemple de l’inefficacité des dépenses électoralistes des municipalités. Bien évidemment au départ on part d’une bonne intention : développer le vélo, moyen de transport urbain écologique et peu onéreux.

Mais les politiques ressentent le besoin de monter qu’ils ont des idées, qu’ils peuvent offrir un nouveau type de service public, sans que cela ne coûte rien aux citoyens.

Mais la réalité est tout autre, après 10 ans, un Vélib revient à 4000 € par an à la municipalité, ce qui conduit à un déficit de 16 M€ chaque année et tous les contribuables utilisateurs ou non, financent ce déficit ».

A l’époque, lorsque nous avions énoncé ces chiffres, encore une fois vous les aviez accueillis avec un sourire, certainement en pensant d’où nous pouvions encore sortir de telles aberrations ou bien considérant qu’encore une fois nous étions totalement rétrogrades et épidermiques à toutes nouveautés.

Malheureusement, quand on constate le dysfonctionnement majeur à Paris entre le fiasco du nouveau Vélib et l’abandon du système de location Autolib’, nous ne pouvons que constater que nos craintes d’alors étaient bien réelles.

Madame Hidalgo vient donc de dénoncer ce contrat alors qu’elle affirmait encore l’an dernier qu’il n’y avait pas de déficit, que tout allait bien et que le service était performant. Comment peut-elle nous expliquer maintenant qu’en un an ce service soit devenu non performant et accuse d’après son exploitant 233,7 M€.

Il y a indéniablement un vrai point de rupture entre Paris et les villes de 1ère couronne qui avaient travaillées de manière commune sur Vélib et Autolib. Le changement de prestataire pour le Vélib et la rupture du contrat Autolib à démontré encore une fois l’égocentrisme du Maire de Paris qui ne concerte quasiment jamais avec la banlieue.

Vous avez-dit un ou des promoteur(s) immobilier à Romainville ?

Notre intervention lors du conseil municipal du 02 mai 2018

Madame le Maire, Monsieur Champion

Vous procédez régulièrement à la mise en vente de terrains communaux. A plusieurs reprises nous vous avons fait remarqués que comme dans de multiples communes ces ventes ne faisaient pas l’objet d’une procédure d’avis d’appel d’offre ouvert à candidatures permettant ainsi la mise en concurrence des candidats acquéreurs. Nous constatons d’ailleurs que 290€ du m² de plancher à construire semble bien faible.

Nous sommes bien conscients que les communes ne sont pas soumises à des obligations de publicité particulières dans le cadre de ces cessions mais nous souhaiterions connaître votre position à ce sujet.

Nous aurions aimé, comme le font d’autres communes, l’organisation d’une consultation, régie par un cahier des charges consultable pendant une certaine durée sur le site internet de la ville qui précise à la fois la désignation du bien et l’organisation de la procédure de consultation.

L’appel ouvert à candidature serait par ailleurs publié dans le bulletin municipal, pourquoi pas doublé par une publication dans un journal local et enfin un affichage sur le terrain à vendre.

En finalité, une commission ad hoc, composée d’élus du Conseil Municipal et d’un notaire se chargerait alors d’étudier les offres des candidats acquéreurs au regard dudit cahier des charges.

Voilà Madame le Maire comment beaucoup de communes gèrent la vente de leurs terrains communaux afin d’en tirer le meilleur des revenus pour les finances communales et comment nous souhaiterions que cela se passe à Romainville. Ce processus nous semble transparent et sérieux.

Concernant cette délibération, nous sommes également surpris par le choix de l’acquéreur du terrain rue Floréale. En effet, très régulièrement le promoteur AB Groupe se porte candidat à l’achat des biens mis en vente par la commune et en obtient l’acquisition.

Etant donné qu’il n’y a pas d’appels d’offres, que ces terrains ne sont pas vendus aux mieux disant mais aux prix des domaines, comment expliquez-vous que ce soit régulièrement ce même promoteur qui se porte acquéreur et qui soit choisis au final ?

Peut-être que notre analyse est erronée, dans ce cas, pourriez vous nous faire connaître par exemple sur les 24 derniers mois la répartition des ventes des biens communaux par promoteurs ?

Enfin, dans ce projet, rue Floréale, nous avons bien compris qu’il s’agissait d’un partenariat avec le promoteur puisqu’un des objectifs est d’acquérir – on l’espère dans des conditions avantageuses – 3 logements sociaux !

A ce sujet, avez-vous une idée du prix de cette cession ?

Notre avis sur la part communale versée aux associations dans le cadre du contrat de ville

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 02 mai 2018

Madame le Maire,

La politique de la ville est une politique publique qui a été transférée aux agglomérations.

Ici comme sur d’autres politiques publiques, nous regrettons, Madame Le Maire, que vous jouiez à demi-mesure le jeu de l’intercommunalité !

Sur la programmation romainvilloise proposée, si nous reconnaissons que les projets et les porteurs de ces derniers sont de qualité, nous considérons que les projets culturels prennent une place trop importante.

Nous aurions aimé que ces crédits servent mieux le rééquilibrage territorial indispensable et les attentes sociales des habitants de nos quartiers. Qu’ils soient consacrés à de véritables actions de mobilité sociale et d’émancipation à même de répondre à la situation de ces quartiers « où tout se dégrade sournoisement » comme le souligne Jean-Louis Borloo à l’occasion de la remise récente de son rapport au gouvernement.