Une convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe : est-ce bien utile ?

Notre intervention lors du Conseil municipal du 15/02/2018

Les stéréotypes de genre et le sexisme continuent d’être un obstacle à la réalisation de fait de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Le Président de la République  a lancé officiellement en novembre dernier lors de la Journée mondiale de lutte contre les violences faites
aux femmes, la grande cause nationale consacrée à l’égalité entre les femmes et les hommes – égalité dans la sphère privée en  permettant
aux femmes et  aux hommes de concilier leur vie familiale et leur vie professionnelle, égalité dans la vie professionnelle en permettant aux femmes de vivre de leur travail en s’assurant du respect des lois existantes,  lutte contre le harcèlement et les violences faites aux
femmes.

L’action dans ce domaine passe à la fois par des mesures concrètes dans l’ensemble des politiques publiques et par une démarche éducative et culturelle à laquelle se rattache la lutte contre les stéréotypes qui freinent le progrès vers une égalité plus réelle.

Vous nous proposez ce soir d’approuver la signature de la Convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe lancée en 2015  par le Haut Conseil de l’égalité entre les femmes et les hommes, signée en deux ans par à peine une cinquantaine de signataires : quelques ministères, quelques écoles, certaines villes et d’adopter dans sa communication publique le guide pratique qui
comporte 10 recommandations.

Nous ne pouvons qu’être d’accord avec certaines de ses recommandations – éliminer les expressions sexistes, présenter intégralement  l’identité des femmes et des hommes, ne pas réserver aux femmes les questions sur la vie personnelle, diversifier les représentations des femmes et des hommes, veiller à équilibrer le nombre de femmes et d’hommes.

D’autres de ces recommandations ont posé problème et nous interroge sur la façon dont vous serez amenés à les mettre en œuvre –
celle sur l’accord des noms de métiers, titres, grades et fonctions, celle sur l’usage du féminin et du masculin dans les messages
adressées à toutes et à tous.

Certes, sur ce sujet comme sur beaucoup d’autres, il s’agit de faire preuve de volontarisme mais il nous faut garder néanmoins le sens de
la mesure.

La circulaire du 1er Ministre du 21 novembre 2017 relative aux règles de féminisation et de rédaction des textes publiés au Journal officiel de la République française appelle à féminiser les titres, les métiers et les fonctions en particulier dans les textes publiés au Journal officiel : « s’agissant des actes de nomination, l’intitulé des fonctions tenues par une femme doit être systématiquement féminisé sauf lorsque cet intitulé est épicène ».

L’Académie française déconseille elle la féminisation des noms de titres, grades et fonctions officielles, « par distinction avec les noms de
métiers, dont le féminin s’impose naturellement dans l’usage ».  Les particularités de la personne ne doivent pas empiéter sur le
caractère abstrait de la fonction dont elle est investie, mais au contraire s’effacer derrière lui.

Les fonctions n’appartiennent pas en effet à l’intéressé : elles définissent une charge dont il s’acquitte, un rôle qu’il assume, une
mission qu’il accomplit.

Lorsqu’on dit « Madame LA Maire de Romainville », cela signifie qu’il faut que le maire de Romainville soit une femme. Si on dit « Madame Le Maire de Romainville », cela signifie que le maire peut être un homme ou une femme mais qu’en l’espèce, il est une femme.

Quant à l’utilisation de l’écriture inclusive, la circulaire de novembre dernier est formelle : interdiction de cet usage qui consiste « à
substituer à l’emploi du masculin, lorsqu’il est utilisé dans un sens générique, une graphie faisant ressortir l’existence d’une forme
féminine ».

A l’inverse, l’écriture inclusive fait son chemin dans les collectivités. La ville de Paris va former 300 de ses agents à l’écriture inclusive et va constituer un groupe de travail pour réaliser un livret dans la perspective d’une généralisation de la communication inclusive à
l’horizon fin 2018.

Vous inscrivez-vous, Madame le Maire, dans cette voie ?
C’est l’écriture normale qui est inclusive, puisque le genre grammatical masculin est toujours inclusif sauf si on précise qu’il s’applique aux hommes mâles. La graphie aberrante proposée comme « inclusive » est simplement « explicite ».

Prenant acte de la diffusion de cette «écriture inclusive» qui «prétend s’imposer comme norme», l’Académie française a élevé une solennelle mise en garde: «La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité.
Comment les générations à venir pourraient-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ?
Nul ne peut régenter la langue, ni prescrire des règles qui violeraient la grammaire ou la syntaxe : elle n’est pas en effet un outil qui se
modèle au gré des désirs et des projets politiques.

Les collectivités territoriales sont des actrices essentielles de l’égalité entre les femmes et les hommes. Par leur statut d’employeuses, par la définition et la mise en œuvre de leurs politiques publiques, par leur connaissance et leur capacité d’animation des territoires, elles sont un véritable levier pour une action publique en faveur de l’égalité.

La communication publique  a une grande part de responsabilité mais elle ne fait pas à elle seule et toute seule la culture d’une société. C’est pourquoi il faut aussi interpeller solennellement les publicitaires, les médias, les industries du jeu, de la mode, des cosmétiques à engager une réflexion approfondie sur leur usage de la représentation et de la place des femmes.

Ce type de message par exemple ne doit-il pas vous obliger à intervenir … il s’agit d’un visuel de promotion du futur Village des marques !

C’est par notre mobilisation à tous, membres de la société civile, entreprises, associations, professionnelles, que nous remporterons ensemble ce combat culturel ; c’est parce que chacun dans ses choix quotidiens, dans ses expressions, dans ses engagements prendra en compte cette égalité, ce devoir de dignité que nous gagnerons la bataille culturelle.

 

1er budget de Macron : pas totalement à la hauteur

Mon Intervention au Conseil Municipal du 15 février 2018

Madame le Maire,

Je tiens tout d’abord à remercier le personnel communal des finances qui a permis de préparer et présenter ce Rapport d’orientation budgétaire.

Cette présentation intervient peu de temps après le vote du budget présenté par le gouvernement et qui est donc obligée d’en tenir compte.

Je vais donc me permettre de donner mon avis non pas sur ce rapport, puisque mon collègue vient de le faire au nom de notre groupe, mais d’intervenir sur le budget gouvernemental largement amendé par le groupe Les Républicains au Sénat, ce qui justifie que notre groupe l’a voté.

Ce budget est d’autant plus important qu’il est le 1er du quinquennat et donne souvent le ton des années à venir. Le candidat Macron promettait un monde nouveau, le Président qu’il est devenu ne révolutionne que très peu. Pas de grands bouleversements structurelles ni de grand choc de compétitivité. Certaines promesses électorales ont tout simplement disparues comme la défiscalisation des heures supplémentaires ou reportées en 2019 comme la transformation du CICE en baisse de charge et la baisse des impôts sur les sociétés pour toutes les entreprises. Concernant les efforts économiques sur le périmètre de l’État, le compte n’y est pas. Seulement 1600 postes supprimés en 2018 sur les 50.000 annoncés sur le quinquennat… nous verrons donc plus tard.

Les 10 Md€ de baisse d’impôts et les 20 Md€ d’économie annoncés l’été dernier ont fondus comme neige au soleil en devenant 7 Md€ de baisse d’impôts et 14 Md€ d’économie. Certes cet effort n’est pas neutre mais manque sérieusement d’audace dans un contexte économique plus favorable qui devrait pousser l’État à davantage d’effort, moins difficile à reporter en cette période de meilleure croissance.

Le principal effort d’économie est donc reporté dans la seconde moitié du quinquennat et beaucoup d’économies annoncées sont actuellement peu documentées comme le souligne le Conseil des Finances Publiques. Cela nous rappelle avec inquiétude le début du quinquennat de François Hollande où on nous disait c’est pour plus tard…

Concernant l’effort structurel, il est insuffisant et 6 fois inférieur aux exigences européennes. Sur le logement, nous attendrons la nouvelle réforme, quant aux retraites, une nouvelle réforme aurait due être une priorité. Ces choix ne sont pas sans conséquences : en 2018, le déficit de l’Etat continuera à se creuser de 6,4 Md€.

Ce budget présenté au Parlement et aux Français n’est pas celui du pouvoir d’achat, leitmotiv du gouvernement. En effet, il comporte de nombreuses mesures de hausse de fiscalité : augmentation massive de la fiscalité énergétique, hausse du tabac, de la CSG, fiscalisation du PEL, baisse de 5€ des APL.

Malgré tout, ce budget comporte des avancées pour les entrepreneurs, à travers les mesures an faveur du capital, mais il ne contient aucune mesure en faveur des entreprises à l’exception de la suppression de la taxe sur les dividendes, mais elle à été imposée par le Conseil Constitutionnelle et une baisse ciblée de l’impôt sur les sociétés qui avait été programmée sous le quinquennat précédent.

Aucun choc de compétitivité prévue cette année, aucune mesure autre que celle résultant de la mise en œuvre du pacte de responsabilité souhaité par François Hollande. Ceci devrait faire plaisir à nos amis socialistes.

Ces pour toutes ces raisons que la majorité Sénatoriale, notamment par la voix de notre Sénateur Philippe Dallier, à formulée et fait adopter différentes mesures pour améliorer ce budget.

Concernant les entreprises, le choc de compétitivité n’ayant pas eu lieu, le groupe Les républicains à proposé plusieurs mesures da soutien aux PME  et à l’innovation. L’amortissement accéléré pour les robots, imprimantes 3D, logiciels ; sur-amortissement  de 40% des investissements des PME ; le maintien des abattements pour le départ à la retraite des patrons de PME afin de favoriser les transmissions. Concernant les collectivités territoriales, notre groupe à reporté la réforme de la taxe d’habitation d’une année pour prendre le temps de travailler le sujet. Enfin nous avons votés des économies courageuses comme les 3 jours de carences, l’encadrement de l’aide médicale d’État qui ne cesse de déraper et l’alignement du temps de travail de la fonction publique sur le privé.

Voilà le budget tel que la majorité Sénatoriale l’a amandée et que cette même majorité menée par Les Républicains à voté le budget présenté par l’État.

La tour maraichère : une aberration et un risque économique !

Acquisition amiable du terrain sis rue Albert Giry/rue Madeleine Odru correspondant au terrain de la tour maraichère
Vous a-t-on dit que nous étions opposés à ce projet de ferme verticale ?
Nous voterons contre bien entendu cette forme de spoliation du patrimoine des locataires de Romainville Habitat.
Lors du dernier conseil d’administration de l’Office, les représentants des locataires ont votés contre ou se sont abstenus.
En plus d’avoir pris en charge les frais du concours d’architecture, de mobiliser son personnel, l’Office cède aujourd’hui son patrimoine
gracieusement.
Les locataires peuvent effectivement légitimement s’interroger en vous entendant protester contre la baisse des loyers imposées par la
baisse des APL, menacer de ne plus entretenir le patrimoine tout en cédant pour 1€ symbolique un terrain qui vaut plusieurs centaines de milliers d’€.
Lors du dernier conseil municipal, nous vous avions demandé de nous préciser le modèle économique de l’activité de cet équipement. Nous vous avions montré des exemples de fermes verticales loin de ressembler dans leur fonctionnement à votre projet.
Vous nous aviez parlé de Vancouver et de Singapour- il s‘agit là-bas de « Rooftop framing », de serres maraichères implantées sur des toits d’immeuble, non de bâtiments de fer et de verre.
A Vancouver, où la Municipalité, j’en reparlerai, favorise l’agriculture urbaine en mettant en place une politique alimentaire locale, je suis navré de vous l’apprendre mais Alterrus qui exploitait ses serres a déposé son bilan.
Par contre, bonne nouvelle pour l’agriculture verticale aux États-Unis, la Start-up Plenty vient de lever 200 millions de $ – l’endroit est
surnommé « la Cathédrale » et ressemble à un immense hangar sous lumière artificielle.
Le mois dernier, vous nous avez répondu avec le mot magique E2S – économie sociale et solidaire … et insertion par l’économie.
Mots qui ne dédouanent pas celui ou celle qui les prononce de toute justification économique. Ce n’est pas les bons sentiments contre les
vilains marchands !
L’E2S est un mode d’entreprendre qui connait un développement fulgurant et on s’en félicite. Nous saluons les réussites Romainvilloises
de Baluchon et des confitures re-belle. Ces structures partagent des valeurs et des principes communs, celui d’une lucrativité limité, d’une vision démocratique de la gouvernance et un objectif de redistribution plutôt que de maximisation du profit. L’E2S est un formidable outil de développement des territoires qui correspond aux aspirations de nouvelles générations attirées par l’économie de partage et par une forme d’entreprenariat centrée sur l’intérêt général, le développement durable et l’éthique.
Si leur premier objectif consiste à avoir un impact social et/ou environnemental, ces entreprises sont à même de générer de la valeur
et d’être viable économiquement, tout simplement afin de pérenniser la démarche, d’autant plus lorsque l’activité repose sur des
investissements lourds d’infrastructures. On peut donc s’interroger sur la viabilité économique de votre projet.
Cette tour maraichère devrait s’appuyer sur une activité de production de végétaux à haute valeur ajoutée – les micro-pousses, dont il faut souligner ici le cout au kilo, près de 60€, pas certain que cela constitue l’assiette quotidienne des habitants de Cachin, des produits
maraichers plus traditionnels et de la ventre de services (animation, formation). En 2016, l’association Le Paysan urbain devait conduire une étude de faisabilité d’une activité de maraichage urbain hors sol. A-t-elle été finalisée ? Si oui, pouvez-vous nous en dire quelques mots ? Est-elle consultable ?
L’exploitation et l’animation de cette ferme verticale devait être confié à un intermédiaire en délégation de service public, sans doute sous la forme d’un affermage – le concédé, le fermier reversant à la ville une redevance notamment destinée à contribuer à l’amortissement des investissements qui auront été réalisés. Pouvez-vous nous confirmer cela et si, c’est le cas, a-t-on une idée du montant de cette redevance ?
Un récent rapport de Finansol, une association spécialisée dans le financement de l’économie solidaire, a pointé les difficultés que rencontre ses structures : une tarification des services qui ne peut pas toujours couvrir les couts, des délais de versement des subventions qui occasionnent des problèmes de trésorerie ou encore l’insuffisance des fonds propres … Si le fermier retenu rencontre des difficultés et cessent son activité, qu’en sera-t-il de l‘exploitation de cette tour ? Est-ce que cela ne fait pas courir à la Ville qui en sera propriétaire un risque économique trop important ?
Le financement participatif et les investisseurs privés peuvent aussi s’impliquer dans ses projets. Vous nous en aviez parlé … qu’en est-il
du Fonds de dotation pour l’agriculture urbaine ? Il semblerait qu’il n’ait pas été constitué !
Ce projet est pour nous un contre sens économique et un contre sens écologique. Cette ferme verticale de fer et de verre est le symbole de l’agriculture industrielle, une vitrine du pire du productivisme sous couvert d’économie solidaire !
L’agence d’architecte dans son dossier de présentation parle de « reconnecter la ville et les champs, le ciel et la terre. ». Pour nous, l’enjeu de l’agriculture urbaine est de reconnecter avant tout les hommes et la terre, les hommes et le travail de la terre.
Nous sommes favorables à un soutien au développement de l’agriculture urbaine et, cette idée d’une Cité de l’agriculture urbaine pourrait nous séduire.Renouons avec notre passé maraicher en favorisant l’implantation de jardins familiaux ou de vergers clos comme il est envisagé dans le projet Gagarine et, puisque la pression immobilière rend difficilement imaginable que se développe une agriculture de pleine terre, implantons des serres maraichères sur les toits mais, ne jouons pas aux paysans en ignorant le drame qui se jour dans nos campagnes.
Seule l’agriculture paysanne nourrira l’humanité, ce qui suppose de favoriser l’installation de jeunes à la campagne, de valoriser les savoirs et les savoirs faire des paysans, d’empêcher la destruction des terres agricoles.
L’agriculture urbaine est l’occasion de s’interroge r sur notre rapport à la terre, à la nourriture et au partage. Cultiver en ville, c’est pour les habitants un moyen de se réapproprier certains espaces, de reconsidérer les rapports qu’ils entretiennent avec leur habitat, de renouveler les échanges sociaux.
C’est aussi une alternative permettant de reprendre le contrôle de son alimentation garantissant la proximité, l’accès a des produits frais, le respect de l’environnement et la qualité et la diversité des produits agricoles.
J’en reviens à Vancouver … construisons, Madame le Maire, un programme agricole et alimentaire locale, à l’instar de cette charte
alimentaire approuvée par la cité canadienne. Organisons des assises de l’agriculture en ville et définissons ensemble des programmes d’action. Avec ces millions d’euros économisés par l’abandon de ce projet, soutenons une multitude d’initiatives.
Faisons de Romainville une « Ville comestible » !

Mandat entre la Ville & Romainville Habitat pour la construction de la Tour maraichère

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 29/11/2017
Il y a quelques mois, vous demandiez au conseil municipal d’approuver une convention de mandat entre la Ville et Romainville Habitat pour que, dans le cadre de la construction de cette tour maraichère, « continuer à bénéficier de l’expertise de RH qui a su gérer et
superviser ce projet. »
La dite convention mentionne dans son exposé que laville confie à RH le soin de construire ce bâtiment « pour y parvenir dans les délais
requis »
Aujourd’hui, il s’agit de modifier la convention concernant le lancement de la procédure de marche public en confiant à la Ville le soin de le faire « afin de respecter le calendrier » !
C’est sans doute un détail dans le feuilleton de ce projet … un détail à régler comme l’est ce qui sera produit dans cette tour … un détail
donc pour vous mais qui pour le contribuable veut dire beaucoup pour paraphraser la chanteuse.
Un détail à 5 millions d’€ tout de même.
Vous l’annoncez donc et, pousser un ouf de soulagement, c’est parti pour les travaux qui devraient débuter au 1er trimestre 2018.
Vous avez réunit 50% des fonds publics à vous entendre … qu’en est il précisément et qu’en est il des engagements privés à passer ?
Puisque les travaux débutent, Madame le Maire, ne serait il pas temps de préciser les modalités de gestion du fonctionnement de cette
structure ?
Visez-vous réellement la rentabilité économique ou est-ce un projet à finalité sociale et éducative qui aura coûté plusieurs millions d’€ aux contribuables ?
Qui assumera à terme les charges d’exploitation de cet équipement ?
Nous avons à chaque délibération relative à ce projet affirmé notre opposition. Une opposition non à un soutien à l’agriculture urbaine
mais à ce projet là précisément !
Lors d’une précédente intervention, nous vous avions ainsi présenté différents projets d’agriculture urbaine de proximité de moindre coût.
Au Japon, où les terres cultivables sont rares, les fermes usines verticales se multiplient. Les légumes poussent hors sol, à la lumière artificielle et dans des salles totalement hermétiques pour éviter toutes bactéries. Voila à quoi cela ressemble ….. (L’intervenant montre une photographie d’une ferme usine verticale japonaise)
Beaucoup moins vendeur que les visuels présentés de votre projet.L’exemplarité environnementale est encore loin d’être au rendez-vous.
Entre les rangées de LED et le recours à la ventilation, la facture énergétique est lourde et vient s’ajouter aux investissements pour
développer ces unités de production. Seule 1 unité sur 4 est aujourd’hui rentable et la production se limite aux légumes à feuilles et aux herbes aromatiques !
Vous continuez à nous parler d’un projet énergétiquement performant et économiquement viable, de 1000 m2 de surface cultivable,
d’espaces de restauration et d’ateliers pédagogiques …. Quel est votre secret, Madame le Maire ?
Le Japon attend !

Concession Jean Lemoine avec la Séquano

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 29/11/2107

Nous actons qu’à ce stade de réalisation, l’opération d’aménagement fasse ressortir un solde qui sera récupéré par la Ville.
Cette opération se finalise, nous le soulignons de nouveau ici, avec une densification du bâti, pardon …. D’une « évolution des
espaces publics » qui résulte de l’augmentation de la surface de plancher potentielle et de la hauteur maximale des constructions.
Il faut aussi se rappeler que les espaces aménagés même s’ils se dénomment jardin linéaire ou jardin archipel, sont construits sur
l’autoroute la plus polluée d’Ile de France et qu’en terme de santé publique, l’exposition aux grandes routes et à la pollution de l’air
ambiant a des impacts lourds notamment sur la fonction respiratoire des enfants.

Désignation des membres au sein du comité stratégique de la Société du Grand Paris

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 29/11/2017
Le Gouvernement doit confirmer d’ici à la fin de l’année s’il garde en l’état ou modifie le Grand Paris express.
Face à l’ampleur de ce « chantier du siècle » en matière de transport, son budget pharaonique et une évidente dérive des couts-la facture pourrait atteindre 35 milliards d’€, l’Etat pourrait mettre le holà et reporter voire annuler certains tronçons pour ne pas creuser la dette publique.
L’Association des usagers des transports d’Ile-de-France a émis les derniers jours des propositions chocs. Selon elle, tous les tronçons du supermétro n’ont pas tous la même pertinence. Elle réclame une opération vérité.
L’association estime que plusieurs milliards d’€ pourraient être mobilisés des 2018-2019 pour une modernisation du réseau existant ou sur des projets de transport plus pertinents.
S’il ne faut pas nécessairement avoir qu’une vision comptable de ce chantier et qu’au travers d’une ligne de transport se jour aussi, surtout dans nos territoires, des questions de mobilité sociale et d’identité de nos quartiers, il nous parait néanmoins important que
les représentants au Comité stratégique de la Société du Grand Paris qui seront désignés ce soir, aient là-bas, comme nous aimerions qu’ils l’aient ici aussi, l’exigence de la rationalité économique des projets conduits et l’absolue volonté de combattre toute dérive des finances publiques.

 

Le Vélib à Romainille…. est-ce une bonne idée ?

Notre intervention lors du Conseil Municipal du 29/11/2017

Madame le Maire,

A première vue, nous pourrions nous satisfaire de voir se développer sur notre territoire des moyens de transport doux. Mais cette vision serait peut-être trop simpliste.

Le vélo en libre service comme le Vélib en place depuis 10 ans à Paris est pour certains le parfait exemple de l’inefficacité des dépenses électoralistes des municipalités.

Bien évidemment au départ on part d’une bonne intention : développer le vélo, moyen de transport urbain écologique et peu onéreux.

Mais les politiques ressentent le besoin de faire du spectaculaire, à l’instar de la tour maraichère, monter qu’ils ont des idées, qu’ils peuvent offrir un nouveau type de service public, sans que cela ne coûte rien aux citoyens.

Mais la réalité est tout autre, après 10 ans, un vélib revient à 4000 € par an à la municipalité, ce qui conduit à un déficit de 16 M€ chaque année et tous les contribuables utilisateurs ou non, financent ce déficit.

 

Le syndicat mixte Vélib’ Métropole à déterminé la nouvelle grille tarifaire qui entrera en vigueur en janvier 2018. Les augmentations sont fortes… de l’ordre de 28% passant de 29€ à 37,20€ pour un forfait annuel classique et même plus de 240% pour l’abonnement électrique V-Max passant de 29€ à 99,60€.

Aujourd’hui en matière de vélo, des outils moins coûteux que le libre-service, se révèlent tout aussi efficaces, sinon davantage. Autrement dit, a budget égal, il est possible de faire beaucoup mieux. C’est en tout cas la conclusion d’une étude de l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (l’ADEME). Ces nouveaux acteurs arrivent avec des offres plus compétitives : des vélos plus légers, faciles à garer, une offre diversifiée, une concurrence qui risque de faire encore un peu plus de mal au Vélib et creuser son déficit au frais du citoyen.

Nous avons même des vélos sans station d’accueil, le Gobee.byke. On peut les prendre et les déposer n’importe où. Les vélos sont géolocalisés sur une application dédiée et sont déverrouillaient avec un « QR code » unique pour chaque vélo.

Ce sont des solutions modernes et sans frais pour les communes donc pour les contribuables. Cela évite de créer des bornes et ainsi de diminuer le nombre de places de stationnement alors même que la ville est en train de se densifier.

Le Vélib’ serait-il devenu ringard ?

Laissons la concurrence se faire et surtout laissons le privé offrir à ses frais ce service à la population.

Je conclurais en vous posant deux questions :

Pourquoi prévoir 3 stations alors que l’ADEME n’en préconisait qu’une ?

Où en est-on du plan vélo 2017 qui prévoyait sur cette période un certain nombre de doubles-sens cyclables, différentes zones de stationnement dans toute la commune et la création d’une flotte municipale de vélos à assistance électrique ?

Élection Présidentielle 2ème tour : notre position

Élection présidentielle 2ème tour – 7 mai 2017

Face au Front National, l’abstention ne peut être un choix.

Une victoire de Madame Le Pen ne constituerait pas un saut dans l’inconnu pour notre pays mais un saut dans le chaos.

Dans la fidélité à nos engagements respectifs et à nos combats communs, nous prendrons en conscience nos responsabilités.

Pour le groupe d’opposition municipale LR/UDI/MoDem

 

Place des commerces : quelle honte !

Intervention de Serge Bardin :

Romainville se veut, une ville « philosophe », nous voudrions qu’elle soit aussi une « Ville sensible », une « ville sensorielle » voire même une « ville poétique ».

Les Romainvillois, présents dimanche dernier, lors du rassemblement sur la Place du Marché, présents ce soir dehors et, nous ici, assis derrière cette table, nous vous demandons de « poétiser » notre ville.

La question du sensible émerge du coté des professionnels de l’urbain.
Je cite une urbaniste : « Elle traduit le besoin d’une ville plus respectueuses des êtres dans leur rapport émotionnel, sensoriel et sentimental aux lieux et paysages urbains. Elle traduit le besoin d’une ville susceptible d’être rêvée, ressenties et éprouvée, de liens poétiques des citadins à leurs territoires. »
Oui, les individus ne sont pas seulement « spectateurs des villes ».

Les nouvelles générations citadines ont besoin de s’approprier les espaces publics emblématiques et ordinaires de leur ville, de leur quartier, qui sont autant de lieux au caractère et à l’identité forte.

Les associations de riverains se mobilisent contre votre politique d’aménagement urbain.

Elles expriment non pas le souci de la défense d’intérêt particulier mais au contraire un « désir de ville ».

L’urbanisme ne peut pas être figé par le «plan masse», par le cahier des charges et la lourdeur administrative

La place des Commerces porte, malheureusement bien son nom (sous réserve que les dits commerces perdurent dans le temps), c’est une place de commerces, de commerçants, de boutiquiers et non une place publique !

Je cite un géographe : « C’est son caractère d’espace ouvert qui définit la place, son accessibilité. Elle est comme une clairière dans la ville. (Ce qu’est, ne vous en déplaise, l’actuelle place dit du marché !) Une place est un lieu de visibilité (visibilité de soi-même et d’autrui), un lieu de liberté (de parole et d’action), un lieu de bavardage, un lieu de passage mais aussi un lieu où l’on s’attend et où l’on se retrouve, bref un lieu de séjour provisoire, un lieu où se superposent et se juxtaposent un grand nombre de classes sociales et d’usages, bref quelque chose qui ressemble fort à un désordre, mais qui, au bout du compte, restitue au piéton une dimension d’existence (…), une conscience de citoyenneté, ou plus précisément une civilité. »

Je poursuis la citation …

« L’ouverture de la place c’est aussi le fait de sa désorientation, de la multiplicité des directions qu’on peut y prendre pour y entrer et pour en sortir. (…) La place est comme un plateau de théâtre. Plusieurs entrées, plusieurs sorties, plusieurs histoires y sont possibles (…). La place est et doit rester sans fonction, elle est le lieu du ni l’un ni l’autre.

Vous avez décidé de donner une « fonction » à ce site et par la même … de ne pas faire de cette place « un lieu du ni l’un, ni l’autre » mais un lieu du rien !

Cette ville, Madame le Maire, nous l’aimons, et, nous déplorons que la politique immobilière que vous menez, la brutalise!

Vous bâtissez une ville contre ses habitants, contre ses usages, contre ses traditions.

Romainville, une ville qui est aussi un village.

Avec ce projet de Place des commerces, avec cet immeuble « médiocre », avec cet « immeuble monstre », « néo-vénitiano-faubouriens », l’esprit du village, Madame le Maire, vous l’avez perdu, vous nous le faites perdre.

Je cite encore pour finir « chaque lieu engage l’existence des humains et nier les lieux, c’est nier l’existence humaine dans son lien à la terre, « porter atteinte à la ville, c’est porter atteinte à des êtres humains. »

Nous ne vous en remercions pas.

Et encore NON à la tour maraîchère

Ma seconde intervention sur la tour maraîchère lors du conseil municipal du 30/03 :

Madame Le Maire, Monsieur Calsat,

Concernant ces demandes de subventions liées au Fonds de soutien à l’investissement local 2017 nous souhaiterions avoir quelques précisions.

Concernant l’opération de création d’un espace d’accueil des jeunes dans le quartier des 3 communes, il nous semble, sauf erreur de notre part, que ce dossier n’ai jamais été présenté au Conseil Municipal. A priori cette salle remplacera l’ancien espace du Mill Club.
Quel en sera sa vocation ?
Sera-t-elle polyvalente ?, un carré jeune 16/25 ans comme celui prévu dans le projet de Gagarine ?, un espace de loisir ?, d’insertion ?, et surtout quel sera son positionnement par rapport avec l’espace Nelson Mandela déjà existant sur le quartier des 3 communes ?

Pour nous, le Fonds de soutien à l’investissement local est un soutien important et salutaire pour le développement des communes. Nous nous étonnons donc du choix d’utiliser ce fonds pour subventionner la construction de la tour maraîchère dans le quartier Marcel Cachin qui pour nous est loin, même très loin d’être une priorité budgétaire pour la ville et pour les Romainvillois.

Nous maintenons notre position ; au niveau local, nous restons opposés à ce projet qui nous semble aberrant.

Monsieur Weiselberg lors du dernier Conseil Municipal nous avait remercié de ne pas être intervenu auprès Valérie Pécresse et de la Région pour nous opposer à ce financement.
Nous aurions pu effectivement le faire, mais en le faisant nous aurions potentiellement privé la ville de la dotation totale pour Gagarine ce qui aurait été une aberration économique de notre part pour notre budget communale.

Nous désapprouvons ce projet aberrant de tour maraîchère, par conséquent, nous souhaiterions que les 3 demandes de subventions puissent être votées de manière séparées.